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Michael Lonsdale en 2012.
Épisode 8 :

Michael Lonsdale : "Ce qui m'intéresse dans ce métier c'est de créer, pas d'assumer le répertoire"

28 min
À retrouver dans l'émission

Dans cette troisième partie d'"A voix nue", Michael Lonsdale convoque ses maîtres en théâtre que sont Roger Blin, Claude Régy, Samuel Beckett. Il s'explique sur ses choix de scène, attiré par la nouveauté plus que par le répertoire.

Michael Lonsdale le 18 septembre 2012.
Michael Lonsdale le 18 septembre 2012. Crédits : Joël Saget - AFP

Michael Lonsdale, dans ce troisième entretien d' "A voix nue", se remémore ses premiers souvenirs de théâtre, sa rencontre avec Roger Blin, "c'était un maître à penser pour moi, une référence absolue". Dans ce métier, il dit "aimer la découverte" et ne cherche pas à jouer les rôles de répertoire, "aller jouer Tartuffe ou Alceste, ce n'est pas mon goût".

J'étais fasciné par le cinéma parce qu'au Maroc il n'y avait pas de théâtre. J'étais vraiment rempli de ces films quand on est rentré en France.

Michael Lonsdale a beaucoup travaillé avec Jean-Marie Serreau sur les pièces de Samuel Beckett. Il aimait ce renouveau théâtral.

Le monde de Beckett, ce qu'il donne au théâtre, ce ne sont que des misérables, des rejetés, des SDF, des gens fous, des gens dont la société ne veut plus. Alors, ça changeait un peu des rois et des princesses qu'on avait vus au théâtre pendant des siècles. Et voilà que tout le monde des pauvres débarquait. Il avait une compassion pour l'humanité incroyable, c'était un homme d'une générosité... c'était un être précieux, authentique.

Il évoque par la suite, le metteur en scène Claude Régy avec lequel il a créé une douzaine de pièces, "on a fait des choses inoubliables avec Claude". Il se souvient entre autres de la pièce La Chevauchée sur le lac de Constance de Peter Handke : "Ou les gens étaient fous de ça et ils revenaient le voir sept ou huit fois, ou alors les gens disaient que c'était de la folie, que ça ne voulait rien dire... C'était une aventure merveilleuse !"

Pour conclure, il parle de ses pièces religieuses, "j'avais à cœur de montrer la sainteté de personnages comme ça" explique-t-il, comme Bernard de Clairvaux, Thérèse de Lisieux, Sœur Emmanuelle.

Les gens vont au théâtre pour se distraire les idées mais aussi pour se mesurer au monde, savoir ce qui est bien et pas bien, ce qui est condamnable ou non, ce que l'on prend en pitié. Ça fait réfléchir, ça remue les profondeurs, dans l'inconscient. Les gens vont se voir finalement.

Par Luc de Goustine; réalisation Anne-Pascale Desvignes. Avec la collaboration de Claire Poinsignon.

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