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Juliette Gréco, en 1992
Épisode 5 :

Juliette Gréco : "J'ai passé une vie d'éblouie"

28 min
À retrouver dans l'émission

Dans ce dernier épisode "A voix nue", Juliette Gréco parle de son rapport à la scène, parée de sa robe noire et de son jeu de mains tel un "sémaphore". Elle évoque également avec tendresse les auteurs de ses chansons et dresse un bilan de sa vie, faite de combats et d'éblouissements.

Juliette Gréco sur scène à Düsseldorf, en 2005
Juliette Gréco sur scène à Düsseldorf, en 2005 Crédits : Brill/ullstein bild - Getty

Cinquième et dernier entretien avec Juliette Gréco dans la série d'"A voix nue" qui lui était consacrée en 2001. Juliette Gréco raconte avec détails ses petits gestes rituels dans sa loge avant de monter sur scène et de rencontrer son public. 

A la dernière minute, je mets mes chaussures. Quand j'ai mis mes chaussures, c'est le drame. Avant les chaussures, ça va mal et avec les chaussures, c'est l'horreur. Je ne pense qu'à cette rencontre, je ne pense qu'à ça.  Je descends... comme on va à l'échafaud... J'ai l'impression de rétrécir, d'être tellement, tellement petite qu'on ne va pas me voir. Et puis là je prie ! 

Allez chercher pourquoi, moi qui suis mécréante. Je me courbe, je me courbe et puis j'entends l'indicatif, et là, toute droite, j'entre ! [...] Et j'essaye de commencer et petit à petit, je sens comment ils sont. Et petit à petit ils ne font plus qu'un. Et petit à petit je ne vois plus la lumière, donc là tout va bien. On peut commencer à faire l'amour.

Au sujet des auteurs qui ont écrit pour elle, Juliette Gréco éprouve beaucoup d'admiration et de reconnaissance pour ceux qu'elle appelle des poètes.

Il faut savoir qu'on ne trempe pas sa plume dans du sirop d'orgeat. Il faut savoir que ces gens sont des êtres de souffrance, des êtres qui ont les douleurs de la création, de la mise au monde de quelque chose. Ce sont des gens qui ont l'impression qu'on ne les entend pas, parce que peu de gens en font cas, parce qu'ils défendent mal leur œuvre. 

Moi je suis la servante de mes seigneurs ! Et je choisis mes seigneurs avec beaucoup de prudence, je suis là pour ça. C'est mon métier, c'est mon bonheur, c'est ma fierté. C'est ma fierté de faire descendre la poésie dans la rue.

Rediffusion du 10 février 2001

Une série produite par Hélène Hazera. Réalisation : Manoushak Fashahi et Anne-Pascale Desvignes. Indexation web : Odile Dereuddre, de la Documentation de Radio France.

Intervenants
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Avec la collaboration de
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