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Robert Frank en 1954
Épisode 1 :

Créateur de hasard

28 min
À retrouver dans l'émission

Dans ce premier entretien, Robert Frank revient sur sa difficulté à parler de ses films, sur le mélange entre vérité et fiction et sur la part des imprévus. De "Candy Mountain" à "True Story", il raconte comment et pourquoi son oeuvre filmique touche autant à l'intime.

Robert Frank en train de filmer le photographe du Los Angeles Time qui réalise son portrait à la fondation Lannan en 1996
Robert Frank en train de filmer le photographe du Los Angeles Time qui réalise son portrait à la fondation Lannan en 1996 Crédits : Patrick Downs/Los Angeles Times - Getty

En juillet 1999, alors âgé de 75 ans, Robert Frank avait répondu aux questions de Claire Clouzot et Jean Perret, à Nyon, en Suisse, pour l'émission A Voix Nue. Il y racontait comment, alors qu'il avait été rendu célèbre par son livre de photographie sur l'Amérique profonde, "Les Américains" (1958), il avait finalement renié l'image fixe pour se consacrer à la caméra, avant de réaliser quinze films sur lui-même, sa famille, ses amis et ses tourments.

Je m’ouvre en faisant ces photos et ces films  (...) C'est plus facile de dire une sorte de vérité, qui ne ressemble pas à une fiction avec ce que je connais le mieux, à savoir ma vie et mes proches. Mais on peut réussir à mélanger l'intime et la fiction, comme le dit souvent Godard. Si ça se fait par accident, c’est encore mieux.

Mort le lundi 9 septembre 2019, à l'âge de 94 ans, Robert Frank reste pourtant, aujourd'hui encore, une personnalité davantage mise en avant pour son travail photographique que pour sa filmographie, qu'il détaillait plus précisément dans cette série de cinq entretiens. 

Chaque film, plus ou moins, devrait avoir la personnalité du réalisateur. Le seul film qui ne l’a pas, c’est le plus grand film, par [excès] d’argent, “Candy Mountain”. J’avais tout à ma disposition et ça n’a pas marché, la machine était trop grande pour que reste la personnalité de Robert Frank. J’ai bien appris que le mieux pour moi c’est de rester avec moi-même, avec des moyens plus ou moins limités pour faire des films. Ça me réussit mieux que l’autre système. La beauté c’est de pouvoir faire des films très différents, de ne pas avoir peur que le film soit une défaite. Je ne m’en fous pas du public mais c’est une grande lutte de terminer un film, d’avoir le courage de le faire. C’est ce qui compte pour moi, de finir le film, not to give up. C’est la motivation, c’est la force qui me fait continuer, le courage de ne pas abandonner.

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Pour aller plus loin

Présentation d'une partie de l'oeuvre de Robert Frank, par le musée du Jeu de Paume

"Robert Frank, après Les Américains", un article signé Anne Bertrand dans la revue Vacarme en 2008. 

Analyse de la série photographique Les Américains,par Pierre Fresnault-Deruelle, dans la Revue Française d'Etudes Américaines, en février 1989

Robert Frank, l'Amérique dans le viseur, un documentaire de Laura Israel, visible sur le site d'Arte, jusqu'au 12 novembre 2019. 

  • Une série d'entretiens produite par Claire Clouzot, réalisée par Bruno Sourcis : rediffusion du 26 juillet 1999. 
Intervenants
L'équipe
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