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Portrait du journaliste et écrivain algérien Kamel Daoud, à Oran, en 2017
Épisode 1 :

Une enfance au bled

29 min
À retrouver dans l'émission

Issu d’une famille modeste, Kamel Daoud est né en 1970. Ses parents l’avaient confié à ses grands-parents qui ne savaient ni lire ni écrire, dans un bourg des environs de Mostaganem. En proie à l’ennui, il est très vite devenu un lecteur compulsif, découvrant le monde à travers la littérature.

Le journaliste et écrivain Kamel Daoud en 2000
Le journaliste et écrivain Kamel Daoud en 2000 Crédits : Leonardo Cendamo - Getty

Mesra était un bourg traditionnel, encore imprégné de culture tribale. Les grands-parents de Kamel Daoud, qui l’ont élevé, n’exerçaient sur lui qu’une « autorité molle et très gentille ». Livré à lui-même, il a développé le culte de la liberté et de l’indépendance. Dans son album imaginaire, l’enfance est l’image même de l’apaisement et de la liberté. Mais de l’ennui, aussi : que faire dans un village socialiste des années 70, quand on ne sait pas jouer au foot ? Lire, bien sûr. « C'est au village que j'ai découvert la littérature et c'est en ville que je l'ai perdue. Et c'est en ville que j'ai appris la posture, alors que c'est au village que j'ai vécu l'intimité de l'acte de lire » confie Kamel Daoud.

Encore faut-il trouver des livres, dans un environnement familial où l’on est le seul à savoir les déchiffrer. Pratiquant le porte à porte auprès des voisins, fréquentant la bibliothèque du village, puis louant des ouvrages à un libraire de Mostaganem, Kamel Daoud est devenu « addict » à cette passion, qui lui a permis de découvrir les grands textes de la littérature. Quitte à lire, sous le nez de sa famille, des ouvrages le mettant en contact avec l’érotisme, donc le péché et la culpabilité. « Quand on lit, on a le choix entre le corps et le corpus. Donc, soit il faut choisir le corpus et se plonger dedans, soit il faut sentir son corps. Et là, on n'est plus l'acteur, on est critique. Ce sont deux mécanismes différents » analyse-t-il.

Une série d'entretiens produite par Raphaëlle Rerolle. Réalisation : Laurent Paulré. Prise de son : Martin Troadec et Ivan Charbit. Attachée de production : Daphné Abgrall. Coordination : Sandrine Treiner.

Pour en savoir plus

Bibliographie

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