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"Visions", tiré de la série "Engramme" exposée à la galerie Templon

A Bruxelles, immersion dans l'encre noire d'Abdelkader Benchamma

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Dès jeudi 3 septembre et jusqu'au 24 octobre 2020, l'artiste français Abdelkader Benchamma expose pour la première fois son oeuvre en Belgique, dans la galerie Templon à Bruxelles, avec "Signes", une série de fresques immersives à l'encre, retranscription visuelle de nos croyances contemporaines.

"Visions", tiré de la série "Engramme" exposée à la galerie Templon
"Visions", tiré de la série "Engramme" exposée à la galerie Templon Crédits : Abdelkader Benchamma

"Signes" : l'exposition

Cet automne, l’espace bruxellois de la galerie Templon accueille pour sa première exposition personnelle en Belgique Abdelkader Benchamma. L’artiste s’est notamment fait connaître pour ses dessins à l’encre noire, in situ et souvent éphémères, qui dialoguent et transforment les espaces d’exposition en d’étranges et vastes paysages, autant physiques que mentaux, parcourus par des énergies à la fois subtiles et chaotiques.

Pour l’exposition Signes, Benchamma s’extrait des fresques immersives et propose un nouvel ensemble de dessins et de peintures sur papier dans lesquels il s’intéresse à la représentation des miracles et de nos croyances, de la mythologie antique jusqu’à l’ère du numérique. Cette variété infinie de signes qui la compose propose de voir et d’interpréter l’image et son statut de différentes façons : si le signe est une trace ou une écriture, il dit surtout l’impossibilité de lire un événement d’une seule façon.

Signes dévoile deux séries importantes dans l’oeuvre de l’artiste –Book Of Miracles, Trees et Engramme–, inspirées de sa collecte d’images qu’il glane dans la presse, sur internet et dans l’histoire de l’art. Il s’intéresse aux différentes formes d’apparitions et à leurs représentations, qui traversent l’histoire humaine en se transformant au gré des inventions technologiques et des nouvelles croyances. On y retrouve des anges, d’étranges phénomènes célestes, des photographies d’ovnis, des arbres qui se déforment pour écrire le nom de Dieu dans une singulière calligraphie ou encore des rituels et des lieux de cultes dont les formes et leurs significations semblent traverser l’espace et le temps. Abdelkader Benchamma puise ses sources tant dans les sciences humaines, comme l’anthropologie, que dans les sciences dites parallèles comme la parapsychologie ou la magie. Dans les sciences dures également, car l’astrophysique et ses hypothétiques univers parallèles ne sont jamais loin. 

Biographie

Né en 1975, Abdelkader Benchamma vit et travaille à Paris et à Montpellier. Il a été formé aux Beaux-Arts de Montpellier et à Paris (ENSBA). Lauréat du Prix Drawing Now en 2015, il a été invité la même année par le Drawing Center de New York à inaugurer un programme de dessin mural avec Representation of Dark Matter, une pièce monumentale réalisée in situ (2015-2016). Ces dernières années, il a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles, notamment au POLA museum of art à Hakone, Japon (2019), au Centquatre à Paris (2018), à la BlueProject Foundation de Barcelone (2016), au FRAC Auvergne (2015). Parmi les dernières expositions collectives auxquelles il a participé, on retrouve : « Told, Untold, Retold », MATHAF, Arab Museum of Modern Art, Doha, Qatar (2010) ; « The Future of a Promise », 54e Biennale de Venise (2011) ; « On aime l’art…! , Collection agnes b. », Fondation Yvon Lambert, Avignon (2017) ; « Tamawuj », Sharjah Biennal, Sharjah (2017) ; « Melancholia » à la Fondation Boghossian de Bruxelles (2018) ; et le Collège des Bernardins (2018).  Lauréat du 1er Prix Occitanie-Médicis 2018, il a passé trois mois en résidence à Rome à la Villa Médicis. A l’invitation du MOCO, il a dévoilé en juin 2019 une œuvre publique à Montpellier en juin 2019. Son travail est présenté au MRAC de Sérignan (« Fata Bromasa ») jusqu’au 20 septembre 2020. Son travail sera présenté lors d’une exposition personnelle à la Collection Lambert d’Avignon du 13 février au 16 mai 2021, une installation au Power Plant de Toronto en septembre 2021, et à la fondation Schneider en Juin 2021. 

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