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Performance "Armor" de Kubra Khademi à Kaboul, en 2015

Programmation spéciale : "Afghanistan : urgences pour les réfugiés"

55 min
À retrouver dans l'émission

France Culture s’installe au Théâtre de la Ville, pour une émission dédiée à la situation des réfugiés suite à la prise de pouvoir des Talibans en Afghanistan. Le Temps du débat et Affaires culturelles, en direct et en public, accueilleront divers invités pour débattre de la situation.

Performance "Armor" de Kubra Khademi à Kaboul, en 2015
Performance "Armor" de Kubra Khademi à Kaboul, en 2015 Crédits : Naim Karimi

La chute de Kaboul en quelques jours et le retour des talibans au pouvoir a surpris le monde entier. L’une des conséquences de cet évènement est la volonté de quitter le pays de toutes celles et ceux qui craignent désormais pour leur vie, sous ce nouveau pouvoir. 

Tout être humain, qui est en danger dans un pays et qui doit fuir ce pays, a le droit à une protection. Comment leurs garantir ce droit d'asile ? Que va-t-il se passer pour les réfugié(e)s afghan(e)s ? Y a-t-il une politique européenne commune pour l'accueil de cette population ? 

France Culture s'est installé au Théâtre de la Ville, en direct et en public, pour donner à entendre les différents acteurs de cette situation. 

Les invités : 

Atiq Rahimi, romancier et réalisateur
Siddiq Barmak, réalisateur
Kubra Khademi, plasticienne et performeuse
Didier Leschi, directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Offi)
Ayyam Sureau, écrivaine, philosophe, fondatrice de l’Association Pierre Claver, pour les demandeurs d’asile et les réfugiés politiques en France 
Nassim Majidi, codirectrice du centre de recherche sur les migrations Samuel-Hall 
Yaël Naim, auteure, compositrice, interprète 
Emmanuel Demarcy-Motta, metteur en scène, directeur du Théâtre de la Ville
Tofan Dulat-zay, directeur général du restaurant Cavalier

La situation des réfugié.e.s afghans 

La situation géopolitique de l'Afghanistan est complexe, Atiq Rahimi la mettait en exergue : "Les pays voisins comme le Pakistan, soutiennent les talibans. L'Iran, par crainte d'être attaqué, essaie de fermer les frontières. Il y a deux tiers des personnes en danger qui n'ont même pas pu se rendre à l'aéroport. Elles sont sans espoir."

Cette émission spéciale a été l’occasion de débattre, mais surtout d’entendre la parole des uns et des autres afin d’éclairer cette situation, et de donner une vision plus juste des enjeux actuels en Afghanistan. 

Le romancier et réalisateur lançait d'ailleurs un appel important : Atiq Rahimi propose aux grandes figures de la culture, d'ici et d'ailleurs, de parrainer un ou une artiste aghan(e) pour l’encourager à créer malgré l’exil, la mélancolie et faire vivre l’âme de leur pays.

S'organiser face à la catastrophe

Didier Leschi expliquait la difficulté d'une organisation sous-jacente : "Les premières évacuations ont commencé en mars. Il y avait des listes de personnes que connaissaient l'ambassade, puis il y a eu tout ces gens qui voulaient fuir… D'autres listes ont circulé. La question du choix et la conjonction entre des liens établis et l'urgence de la situation a causé la précipitation." 

La chute de l'Afghanistan était-elle une véritable surprise ? Nassim Majidi ne le pense pas : "Cela n'a pas été une surprise. On savait ce qui allait se passer. Si les afghans essaient de se sauver, ils ne veulent pas quitter leur pays, ils y sont obligés… Il n'y avait qu'un plan de sortie pour plus de 38 millions de personnes. Cela a été très mal géré par les forces américaines et occidentales."

Les artistes et les femmes en danger

Ayyam Sureau, mettait en lumière l'importance de sauver les artistes afghans : "Ce n'est pas une question d'élitisme. Il s'agit de sauver l'âme de l'Afghanistan. Les artistes sont les détenteurs, les dépositaires de l'âme du pays. J'espère que la France fera le nécessaire pour qu'ils puissent continuer ce travail, que ces artistes, penseurs et écrivains puissent perdurer cela en France. C'est pour l'avenir de l'Afghanistan qu'il faut sauver ces personnes." 

L'écrivaine revenait aussi sur la condition des femmes, et sur les actions qui doivent être mises en place pour leurs venir en aide. Kubra Khademi, performeuse qui avait déambulé dans les rues de Kaboul pour dénoncer le harcèlement qu'elles subissent, réagissait : "Dans la culture afghane, on comprend très vite qu'on est une femme. On est confronté à cela avec la valeur de la virginité. Les filles sont considérées comme une angoisse pour les parents, la société, pour tout le monde… On vit dans la peur, avec cette situation patriarcale. Avec les talibans c'est une autre étape, c'est de la barbarie."

En partenariat avec le Théâtre de la Ville 

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