LE DIRECT
Zabou Breitman est née en 1959 à Paris.

Zabou Breitman : "On m'a transmis la capacité de pouvoir tout faire"

54 min
À retrouver dans l'émission

Dans un entretien au long cours au micro d'Arnaud Laporte, la comédienne, réalisatrice et metteuse en scène de théâtre Zabou Breitman revient sur les étapes marquantes de son parcours, ainsi que son procédé créatif et les inspirations qui constituent son imaginaire inclassable et touche-à-tout.

Zabou Breitman est née en 1959 à Paris.
Zabou Breitman est née en 1959 à Paris. Crédits : Yohan BONNET - AFP

Dans un entretien au long cours au micro d'Arnaud Laporte, la comédienne, réalisatrice et metteuse en scène de théâtre Zabou Breitman revient sur les étapes marquantes de son parcours, ainsi que son procédé créatif et les inspirations qui constituent son imaginaire inclassable et touche-à-tout.

Depuis qu'elle a hérité de son surnom en tant qu'animatrice sur l'émission de télévision pour enfants Récré A2, Zabou Breitman est devenue une artiste multiple et prolifique, touchant à plusieurs disciplines à la fois avec un naturel et une spontanéité aussi mémorables qu'inclassables. Elle débute avec des rôles au cinéma, son premier dans Elle voit des nains partout ! de Jean-Claude Sussfeld en 1982, et gagne rapidement les scènes de théâtre, à nouveau en tant que comédienne, où ses affinités avec le spectacle vivant se développent rapidement. 

Je suis très rarement découragée. Et l’envie de fabriquer est tellement forte et la possibilité de le faire me semble tellement immense, toujours présente, toujours là. C’est ça qui m’a été transmis : c’est la capacité de pouvoir tout faire. Le mélange et le fait de ne pas avoir un style qui vous réduit, qui vous restreint, qui vous contraint a nourri cette liberté-là, énormément.

Constamment portée par un projet, ou plusieurs, elle se lance en 2004 dans la mise en scène avec L'Hiver sous la table, adapté d'un texte de Roland Topor, pièce qui sera jouée au Théâtre de l'Atelier à Paris et se verra primée de six Molières. Le cinéma réveille le même accueil enthousiaste à Zabou Breitman réalisatrice, dont le premier film Se souvenir des belles choses, subtil traitement de la maladie d'Alzheimer, sorti en 2002, est un succès en salles et reçoit trois César, dont celui du meilleur premier film.

A partir du moment où j’ai choisi les acteurs - déjà ça c’est une forme de direction d’acteur - ce que je trouve extrêmement beau c’est d’essayer de les faire briller le mieux plus possible. […] Dès qu’on s’aperçoit que ce n’est pas un endroit dans lequel il faut l’emmener parce qu’il ne sera pas à l’aise : il faut arrêter tout de suite et changer complètement. […] Et puis il faut connaître le vocabulaire car chacun ne répond pas au même vocabulaire. Il y a des gens que noyez avec trop de mots, et d’autres que vous perdez si vous oubliez de les nourrir. […] Et il faut être concret au niveau du corps : l’idée n’est pas juste dans les mots. Et enfin, il y a le temps : il faut ingérer une histoire, […] une fois que c’est descendu au cœur, vous pouvez aller vraiment dans la finesse des sentiments.

Sons diffusés pendant l'émission

  • Générique du feuilleton "Thierry La Fronde" Lacques Loussier, 1963. 
  • Quand passent les cigognes, Mikhail Kalatozov, 1957.
  • La Belle et la Bête, Jean Cocteau, 1946.
  • "L’Ange déchu" chanté par Les Nouveaux Garçons, dans la série Paris etc, Zabou Breitman, 2017. 
  • Entretien de Marie-France Pisier, ORTF, Archives de l’INA, 1970.

Chroniques

19H20
7 min

Affaire en cours

Pourquoi donne-t-on les noms d'anciens présidents aux lieux culturels ?
19H50
5 min

Affaire à suivre

Les conseils culturels d’Eric Toledano
Intervenants
L'équipe

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......