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Détail illustration / couverture du hors-série de "Courrier International", nov.-déc. 2018 : "Le retour de la Guerre Froide. Sommes-nous entrés dans une ère de nouvelle confrontation ?"

Vers la fin du contrôle des armements stratégiques, l'Europe en première ligne

58 min
À retrouver dans l'émission

Dans l'actualité du Forum pour la paix à Paris et du centenaire du 11 novembre 2018, quel est le nouvel ordre géopolitique? Jusqu'à quel point Macron peut-il défendre le multi-latéralisme face à l'approche bilatérale de Trump et de Poutine?

Détail illustration / couverture du hors-série de "Courrier International", nov.-déc. 2018 : "Le retour de la Guerre Froide. Sommes-nous entrés dans une ère de nouvelle confrontation ?"
Détail illustration / couverture du hors-série de "Courrier International", nov.-déc. 2018 : "Le retour de la Guerre Froide. Sommes-nous entrés dans une ère de nouvelle confrontation ?" Crédits : Illustration de Martin O’Neill pour Courrier international

Quelle est la nouvelle course à l'armement dans une Europe marginalisée? Comment les traités d'arsenal nucléaire sont-ils remis en question?

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Autour de Christine Ockrent :
Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des relations internationales (IFRI), Il a co-dirigé avec Thierry de Montbrial,  l’ouvrage collectif, Notre intérêt national : quelle politique étrangère pour la France ? (Odile Jacob) Il publie en janvier 2019, L'affolement du monde : 10 leçons de géopolitique chez Tallandier. L'Ifri édite avec Dunod, le Ramses 2019, "Les chocs du futur"

Nicu Popescu, chercheur en politique, Directeur du Programme Europe Elargie (Wider Europe) au European Counsil on Foreign Relations (ECFR). Il a récemment publié pour l'ECFR, Russian cyber sins and storms (Commentary)Nicu Popescu - 10 October 2018

Depuis Washington

Alice Pannier, Professeure-Assistante en Relations Internationales à la School of Advanced International Studies (SAIS) de l’université Johns Hopkins.  Docteure en science politique, elle a soutenu sa thèse en juillet 2016, sur le thème : «Franco-British defence cooperation under the Lancaster House Treaties (2010): Institutionalisation meets the challenges of bilateral cooperation». Elle vient de remporter «The Global Strategy PHD Prize».

Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique (FRS). Il a publié La revanche de l'histoire : comment le passé change le monde chez Odile Jacob en 2017) et La France et la dissuasion nucléaire : concept, moyens, avenir (à la Documentation Française/Ministère de la Défense).

Et depuis Berlin, Daniela Schwarzer, Directrice du Conseil allemand des relations internationales (DGAP- Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik).

Quel rôle jouent John Bolton et Nikolai Patrouchev dans le durcissement des relations entre les Etats-Unis et la Russie?

La chronique d'Eric Chol, Directeur de la rédaction de Courrier International

Les relations très difficiles entre Vladimir Poutine et Donald Trump sont largement alimentées par leurs proches conseillers, qui campent tous les deux sur des lignes durs. 

John R. Bolton speaking at the 2017 Conservative Political Action Conference (CPAC) in National Harbor, Maryland/Nikolai Patrushev, directeur du Service fédéral de sécurité nationale de la Fédération de la Russie
John R. Bolton speaking at the 2017 Conservative Political Action Conference (CPAC) in National Harbor, Maryland/Nikolai Patrushev, directeur du Service fédéral de sécurité nationale de la Fédération de la Russie Crédits : Wikicommons/Gage Skidmore/Пресс-служба Президента России

D'un côté, on trouve John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, que le journal russe Kommerzant qualifie de « critique zélé de la Russie », et face à lui, Nikolai Patrouchev, qui est secrétaire du conseil de sécurité  de la Fédération de Russie, un proche parmi les proches de Vladimir Poutine. Clairement, ces deux hommes jouent un rôle clé dans le durcissement des négociations actuelles. Ils se sont rencontrés pendant plus de 5 heures à la fin du mois d’octobre à Moscou, officiellement pour poursuivre l’entretien qu’avaient eu leurs présidents au mois de juillet. 

Mais la discussion a tourné au dialogue de sourds, puisque John Bolton, qui a lui même fait pression sur le Donald Trump pour retirer les Etats-Unis du traité sur les armes nucléaires de portée intermédiaires, n’a pas laissé planer le moindre doute auprès de son homologue russe, rapporte le journal The Guardian. Il faut dire que cet ancien ambassadeur de Georges W Bush aux Nations Unies est le chef de file des faucons. Aux tractations de salons, John Bolton, qui fêtera dans quelques jours ses 70 ans, a toujours préféré la manière forte : dans le passé, il a par exemple appelé à frapper la Corée du Nord. En 2015, il prend la plume dans le New York Times

« Pour stopper la bombe iranienne, bombardons l’Iran », écrit-il.

Quand il était ambassadeur aux Nations-Unies, raconte le Gardian, il a un jour déclaré que si le siège newyorkais de 38 étages en perdait 10, ca ne ferait aucune différence… il est donc  plutôt ironique de voir que c’est lui que Donald Trump a envoyé à Moscou le 23 octobre, pour désamorcer une crise qu’il a largement contribué à alimenter. 

Nikolai Patrouchev est-il plus conciliant ? 

On pourrait le croire, à relire une tribune signée par ce conseiller de Vladimir Poutine dans Le Guardian en 2010. A l’époque, il semblait se féliciter du réchauffement entre Moscou et Washington. Ainsi, écrivait-il, 

« Un alignement transatlantique des intérêts sécuritaires de Vancouver à Vladivostock est la seule garantie valable de stabilité dans l’hémisphère nord ». 

Mais depuis le ton a changé, et Nicolai Patrouchev, qui, a 67 ans, a été reconduit cette année dans ses fonctions au Kremlin, a retrouvé les réflexes développés lorsqu’il était patron du FSB, l’agence de renseignement russes. Ce père de deux garçons – l’un est ministre de l’agriculture, l’autre travaille chez Gazprom- est le faucon du Kremlin, 

« un homme connu pour son nationalisme ardent, une vision conspiratrice et son expérience extensive de l’espionnage », dit de lui le site européen Politico. 

«  Patrouchev fait partie de ces gens qui considèrent que la Russie doit se battre pour sa survie, c’est une vision manichéenne du monde issue de la guerre froide manichéenne », témoigne Mark Galeotti, un expert des services de sécurité russe interrogé par Politico. 

Le journal russe la Pravda s’interrogeait récemment sur le choix de Patrouchev pour réengager le dialogue avec les Etats-Unis. La réponse, donnée par un spécialiste russe des Etats-Unis interviewé par la Pravda est limpide : 

« Patrouchev est un négociateur qui dit plutôt non que oui. Ce n’est pas une personne qui cherche des compromis ». 

Voilà au moins un point commun avec John Bolton. 

Pour prolonger :

Courrier international consacre un hors-série au Retour de la guerre froide. Affaire Skripal, cyberattaques, course à l’armement (Nucléaire. Les États-Unis et la Russie dans la course à l'armement. Publié le 23/10/2018)… Sommes-nous à l’aube d’un nouveau conflit entre l’Occident et la Russie ?

Hors-série de "Courrier International", nov.-déc. 2018 : "Le retour de la Guerre Froide. Sommes-nous entrés dans une ère de nouvelle confrontation ?"
Hors-série de "Courrier International", nov.-déc. 2018 : "Le retour de la Guerre Froide. Sommes-nous entrés dans une ère de nouvelle confrontation ?" Crédits : Illustration de Martin O’Neill pour Courrier international
Intervenants
  • Historien des relations internationales, directeur de l’Institut français des relations internationales (IFRI).
  • Politologue spécialiste de l'analyse géopolitique et stratégique, et directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique.
  • directrice exécutive de la Open Society Foundation
  • Professeure-Assistante en Relations Internationales à la School of Advanced International Studies (SAIS) de l’université Johns Hopkins.
  • Chercheur en politique, Directeur du Programme Europe Elargie (Wider Europe) au European Counsil on Foreign Relations (ECFR).
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