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Le G20 démarre, virtuellement, ce samedi 21 novembre. Mais qu'attendre de cet événement ?

Arabie saoudite : les enjeux du G20

58 min
À retrouver dans l'émission

Alors que la pandémie a ravagé l'économie mondiale et remis en question les organisations transnationales, qu'attendre de cette réunion des vingt plus grandes puissances ?

Le G20 démarre, virtuellement, ce samedi 21 novembre. Mais qu'attendre de cet événement ?
Le G20 démarre, virtuellement, ce samedi 21 novembre. Mais qu'attendre de cet événement ? Crédits : Fayez Nureldine - AFP

A quoi sert donc le G20 ? En ce moment même, les dirigeants des 19 pays les plus riches du monde et de l’Union européenne, des banques centrales, du FMI et de la Banque mondiale sont connectés jusqu’à demain sur une plate-forme virtuelle pour tenir leur assemblée annuelle. L’objectif reste traditionnel : œuvrer à une meilleure coordination économique et financière. Les circonstances le sont moins : la pandémie inflige ses stigmates à des degrés divers à tous les participants, qui s’étaient réunis une première fois en mars dernier sans grands résultats. 

Occasion de pressions

La présidence du G20 tourne entre ses membres, et cette année l’Arabie saoudite en a la charge. Un pays dont les rêves de métamorphose économique sont pour le moins ébréchés, et dont le bilan en matière de droits humains reste accablant. Au grand dam des ONG, qui y voyaient une occasion de pressions, mais aussi de la monarchie, soucieuse de redorer son blason, le format virtuel ne se prêtera pas aux démonstrations. 

Restent au programme de ces 2 jours l’évaluation de l’impact de la pandémie, les mesures à prendre pour relancer l’économie mondiale, le sort des pays les plus pauvres, bien plus gravement atteints, alors que deux évènements éclaircissent un peu l’atmosphère : la prochaine mise sur le marché de plusieurs vaccins anti-Covid, et aux yeux de certains en tout cas, l’élection de Joe Biden, plus attaché au multilatéralisme que l’actuel président américain, qui a suspendu jusqu’au dernier moment l’annonce de sa participation. 

Que faut-il attendre de ce G20 au moment même où la Chine, s’affichant encore une fois en championne du libre-échange, promeut un vaste accord commercial en Asie-Pacifique ? Faut-il y voir le signe du déplacement du centre de gravité du monde, une nouvelle remise en cause d’une architecture internationale désormais dépassée ? 

Avec Pascal Lamy, ancien directeur de l’OMC et président du Forum de Paris pour la Paix, co-auteur avec Nicole Gnesotto de « Où va le monde : Trump et nous » (Odile Jacob, 2018), Françoise Nicolas, chercheure et directrice du Centre Asie à l’Ifri, autrice de l’article « COVID-19 : une crise économique sans précédent » dans le Ramsès 2021 et Stéphane Lacroix, chercheur au CERI, co-auteur avec Jean-Pierre Filiu de « Revisiting The Arab Uprisings » (Hurst Publishers, 2018) et « Les islamistes saoudiens : une insurrection manquée » (PUF, 2015). 

Intervenants
  • ancien directeur de l’OMC et président du Forum de Paris pour la Paix
  • chercheure et directrice du Centre Asie à l’Ifri
  • Professeur associé à l’Ecole des affaires internationales de Sciences Po, chercheur au CERI
L'équipe
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