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Liban : un pays à réinventer

57 min
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Il s'était engagé à y retourner, lors de sa venue le 7 août : Emmanuel Macron se rend à Beyrouth, lundi 1er septembre, quatre semaines après la double explosion qui a ravagé la capitale libanaise. Les habitants, lassés de la corruption de la classe dirigeante, aspirent à un vrai changement.

C'est un pays cher à beaucoup d’entre nous, d’un pays meurtri, d’un pays épuisé après un demi-siècle de désastres, depuis une guerre civile jusqu’à l’effondrement de son économie, depuis l’explosion d’un dépôt de nitrate d’ammonium le 4 août dernier en plein port de Beyrouth jusqu’au coronavirus qui flambe à nouveau là-bas. 

Un "nouveau pacte politique"

Est-il possible non pas seulement de reconstruire le Liban, mais de le réinventer ? Voilà un état failli – failli sur le plan économique, social, sur le plan moral aussi tant le système confessionnel et l’oligarchie au pouvoir ont enfermé la population dans leurs réseaux clientélistes, favorisant la corruption, précipitant l’émigration, asséchant toute tentative de réforme politique qui mettrait à mal leurs privilèges. Il y a trois semaines, Emmanuel Macron était à Beyrouth pour témoigner de la compassion de la France, alliée tutélaire, mais aussi pour presser les Libanais de forger, selon son expression, un nouveau pacte politique. 

Que s’est-il passé depuis ? Le tissu social a-t-il tenu, la solidarité l’emporte-t-elle sur les rivalités communautaires ? L’aide internationale va-t-elle dans le bon sens ? Les mouvements qui traversent la société civile, unis dans leur opposition au système en place, sont-ils en mesure de produire une solution de rechange? Incurie, corruption, clientélisme – les accusations pleuvent, où sont les réponses ? Comme promis, le président retournera à Beyrouth mardi prochain, 1er septembre, pour le centenaire de la proclamation de l’état du Grand Liban, qui se voulait un modèle de tolérance et d’équilibre entre les minorités. Aujourd’hui, au delà des admonestations, quel rôle pour la France et pour l’Europe, alors que leur influence dans un Moyen-Orient fracassé n’a cessé de diminuer ?

Avec Xavier Baron, journaliste, ancien responsable de l’AFP Moyen-Orient, auteur de "Le Liban en 100 questions" (Editions Taillandier, 2020), Karim Emile Bitar, directeur de recherche à l'IRIS et de l'Institut de sciences politiques à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth, Sahar-al-Attar, rédactrice en chef du magazine économique libanais "Le Commerce du Levant", Dominique Eddé, romancière libanaise, autrice de « Edward Saïd : le roman de sa pensée » (La Fabrique, 2020) et Kamel Mohana, président fondateur de l’association Amel international et coordinateur général du collectif des ONG arabes et libanaises.

Intervenants
  • journaliste, ancien responsable de l’AFP Moyen-Orient
  • professeur de Sciences politiques de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ, Liban) , spécialiste du Proche et Moyen-Orient.
  • Rédactrice en chef du magazine économique libanais "Le Commerce du Levant"
  • président fondateur de l’association Amel international et coordinateur général du collectif des ONG arabes et libanaises.
  • Romancière et essayiste libanaise
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