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Hommage à Samuel Paty devant le collège du Bois d'Aulne, décapité par un agresseur d'origine tchétchène pour avoir montré aux élèves des caricatures du prophète Mahomet dans sa classe, le 19 octobre 2020, à Conflans- Sainte-Honorine.

Terrorisme islamiste : le cas tchétchène

59 min
À retrouver dans l'émission

L'assaillant de 18 ans qui a décapité Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, le 16 octobre, était d'origine tchétchène. Alors que l'enquête ne dit pas encore à quel point cette origine était marquante dans le parcours du terroriste, comment l'islamisme touche-t-il ce pays du Nord Caucase ?

Hommage à Samuel Paty devant le collège du Bois d'Aulne, décapité par un agresseur d'origine tchétchène pour avoir montré aux élèves des caricatures du prophète Mahomet dans sa classe, le 19 octobre 2020, à Conflans- Sainte-Honorine.
Hommage à Samuel Paty devant le collège du Bois d'Aulne, décapité par un agresseur d'origine tchétchène pour avoir montré aux élèves des caricatures du prophète Mahomet dans sa classe, le 19 octobre 2020, à Conflans- Sainte-Honorine. Crédits : Anne-Christine POUJOULAT - AFP

Depuis l'attentat atroce qui a coûté la vie à Samuel Paty, ce professeur assassiné le 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine, la communauté tchétchène, dont était issu le jeune meurtrier, force à nouveau l'attention. La communauté, ou plutôt la diaspora, tant ses membres sont disséminés un peu partout en Europe, quitte à se serrer les coudes en cas de coup dur.

Traumatismes et mémoire collective 

A Dijon, en juin dernier, on s'en souvient, des jeunes Tchétchènes, lourdement armés, s'étaient regroupés pour régler leurs comptes avec des bandes locales devant des forces de l'ordre impuissantes. En France, où les statistiques ethniques demeurent interdites, le nombre de Tchétchènes sur le territoire oscillerait entre 30 000 et 65 000 personnes, tantôt citoyens français, pour les plus jeunes, tantôt réfugiés comme les parents du meurtrier, tantôt demandeurs d'asile ou sans papiers.

Quelle est donc leur histoire commune, pourquoi ont-ils fui cette petite république du Caucase qui fait officiellement partie de la fédération de Russie et donc le président-dictateur, Ramzan Kadyrov, est le féal turbulent de Vladimir Poutine ? Comment les traumatismes de deux guerres meurtrières en une vingtaine d'années alimentent-elles une mémoire collective que Kadyrov réécrit à sa main, et une tradition de violence retransmise entre générations ? 

Christine Ockrent reçoit Aude Merlin, professeur de sciences politiques à l'Université libre de Bruxelles et spécialiste de la Tchétchénie, Jean Radvanyi, géographe, professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) et membre du conseil scientifique de l’Observatoire franco-russe, Hugo Micheron, chercheur à l’université de Princeton (Etats-Unis) et enseignant à Sciences-Po Paris et auteur de Jihadisme français. Quartiers, Syrie, prisons (Gallimard, 2020) et Alain Rodier, directeur adjoint du Centre Français de Recherche sur le renseignement et co-auteur de “L'Islam radical en France. Pour y voir clair” (Histoire & Collections, juillet 2020).

Intervenants
  • professeur de sciences politiques à l'Université libre de Bruxelles.
  • géographe, professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) et membre du conseil scientifique de l’Observatoire franco-russe.
  • chercheur au sein de la chaire d’excellence Moyen-Orient Méditerranée de l’Ecole normale supérieure, et enseignant à Sciences Po Paris
  • directeur adjoint du Centre Français de Recherche sur le renseignement
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