LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Aimé Césaire posant à la mairie de Fort-de-France en 2003.

Aimé Césaire (4/5) : "Il y a toujours cette idée de voir se lever à l’horizon un autre soleil"

21 min
À retrouver dans l'émission

Quatrième volet de la série d'entretiens avec le poète Aimé Césaire qui ne mâche pas ses mots à l'encontre de l'Amérique, parle de sa vie idéale qui serait une vie sans contraintes et confie avoir un caractère volcanique qui peut en étonner certains.

Aimé Césaire posant à la mairie de Fort-de-France en 2003.
Aimé Césaire posant à la mairie de Fort-de-France en 2003. Crédits : Silver Simphor - AFP

Poursuite de la série d’entretiens avec Aimé Césaire qui parle ici de l’Amérique : "si l'Afrique est pour moi un continent, la terre maternelle, l'Amérique anglo-saxonne m'effraye. Ce n'est certainement pas un pays qui m'attire. Pour moi, c'est le pays de la peur." Cette "civilisation industrielle" l’écrase, lui qui se sent si proche de la terre assène ainsi : "Je suis aussi peu que possible accessible à la civilisation américaine et à l’anglo-saxonne." Son rapport à Paris n’est pas non plus très joyeux, "je m’y sens de plus en plus comme un émigré, on ne s’y fait pas", constate-t-il.

Le poète devenu homme politique explique qu’il a du mal avec la contrainte et le mode de vie qui correspond à un engagement politique. "Il faut vivre sans plan. Il faut vraiment se laisser aller. Il faut être spontané. Il faut cueillir la minute comme elle se présente. Je ne crois pas du tout que je me ferais un plan préétabli. Pas du tout. J'aimerais une vie qui soit d'instant en instant et de découverte en découverte."

J'ai horreur de la contrainte. Je me plie extrêmement mal et je suis aussi malheureux que possible d'être obligé de me conformer à un certain nombre de choses. Dans la vie, il faut quand même le faire, eh bien je supporte ça très mal. Je dois dire que c'est ça qui explique bien des choses de ma vie. […] Un jour j'encaisse, j'accepte, je subis, je me domine, je me dis "be cool, baby be cool". Et puis brusquement alors, le volcan se réveille. Et toute ma vie ça a été comme ça, une impulsion extrêmement brusque.

Quel espoir voit-il dans le monde qui l’entoure et qu’il essaye de comprendre ? Il se dit "angoissé" par la situation de l’Afrique et des Antilles, "mais ça c’est la raison, parce que je me veux lucide". Malgré tout, il pense qu’il y a "un espoir qui relève du biologique et du vouloir vivre", et cela "les experts" ne le savent pas.

L'équipe
Coordination
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......