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Photo prise en 1982 de anthropologiste Françoise Héritier, professeure au Collège de France

Une révolution anthropologique

29 min

Françoise Héritier se disait ethnologue, africaniste et anthropologue, c'est-à-dire qu'elle était sur le terrain, mais qu'elle théorisait aussi.

Photo prise en 1982 de anthropologiste Françoise Héritier, professeure au Collège de France
Photo prise en 1982 de anthropologiste Françoise Héritier, professeure au Collège de France Crédits : MICHELE BANCILHON / BANCILHON / MBANCILHON - AFP

Françoise Héritier faisait attention, elle ne laissait rien passer. Même les choses a priori insignifiantes, elles les enregistrait parce qu'elles pouvaient se révéler d'une grande importance symbolique ou autre.                    
Marc Augé

Emmanuel Terray, philosophe, ancien anthropologue spécialiste des sociétés africaines et Marc Augé, anthropologue, ancien président de l’EHESS (et longtemps mari de Françoise Héritier) expliquent aujourd'hui les spécificités de la pensée de Françoise Héritier dans l'anthropologie. 

Pour eux, la pierre de touche de toute la pensée anthropologique de Françoise Héritier est à chercher dans ce qu'elle nomme "les butoirs de la pensée", c'est-à-dire des événements qui touchent toute conscience humaine au travers du corps, comme la naissance ou la mort par exemple.
Grâce à cette conception, c'est tout le champ d'universalité de l'anthropologie qu'elle a étendu : puisque tous les humains ont un corps, toutes cultures ont dû expliquer les mêmes éléments. C'est ce qui amènera Emmanuel Terray à dire que, pour Françoise Héritier :

Il n'y a que des cultures de la nature.

Et cette découverte a une implication essentielle sur sa découverte centrale : la valence différentielle des sexes devient à la fois construite mais aussi, universelle. 

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