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Numéro 1. La vraie vie de Volmir

1h01
À retrouver dans l'émission

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Dans l'ombre du long corps du jeune chorégraphe brésilien Volmir Cordeiro Il faut imaginer un grand corps, long, et qui n’en finit pas. Y coller le prénom Volmir. Penser qu’avant d’être grand sur scène et danseur, il était enfant sur un autre continent au Brésil à Concordia. - nous sommes derrière la scène, derrière nos scènes, celles qu’on se fabrique toute la journée, celles qui nous protègent, qui font que l’on gonfle la voix le corps, qu’on maitrise à peu près qui on est la journée – à 23h on fera fermer les yeux et on fera parler. Du moment où ça brûle de l’intérieur, quand ça créé. Dans l’antre secret.

Il faut imaginer le corps de Volmir dans notre studio – il agrandit l’espace, il pousse les murs et le studio parait plus grand que jamais. C’est le dernier jour de l’été, l’été ça bouscule les échelles – les perceptions, l’été on retraverse des lieux connus, des lieux d’enfance – tout ce qui paraissait immense, les distances, le fond du jardin, une maison – tout paraît aujourd’hui petit – on se demande comment on a pu s’en faire une montagne - on trouve ça finalement banal ou normal -on sourit - l’ancienne école pas si immense, le premier étage pas le bout du monde – Ce serait l’histoire de la vie – ne pas se laisser faire /redimensionner, toujours, rendre immense à nouveau – penser que rien ne va de soi, que dans la rue où l’on marche, le pas il a la même importance que le premier. Ne pas se laisser avoir par le temps. – L’ancienne école, le premier étage c’est toujours le bout du monde, l’escalier il est encore immense. Ce jardin – le fond il est très loin – et pour toujours. Les distances on les maintient. On ne laisse pas la vie les réduire. Les dimensions c’est nous qui les décidons et le temps n’y peut rien et c’est pour ça que le monde nous appartient. Parce qu’il y a de l’importance dans chaque chose. Que c’est bien de s’en faire des montagnes . Les artistes sont ceux qui veillent – à ce qu’on garde la bonne échelle, celle de l’étonnement. L’artiste flamand Jan Fabre disait « j’ai l’air d’un artiste – je le sens- mais au fond de moi, je suis un vieillard qui a tout oublié –je le sais * ». Il faut donc : savoir, et il faut tout oublier. Il disait aussi : *j’aimerais retourner complètement mon corps pour voir ce qu’il y a à l’intérieur ou comment il réagit et régit ma pensée . Le corps de Volmir il est comme infini, il a deux continents en lui. Volmir appelle ses spectacles Ciel ou Rue ou Ines : des espaces ou des êtres. Tout ce qui contient un monde. Cette émission ce sera une petite cérémonie, pour célébrer un imaginaire et pousser les murs : ce sera entrer par la porte de derrière, re-convoquer en studio, des images et des moments. Des gens. Remonter la chronologie. Faire revivre.

*Volmir Cordeiro, * chorégraphe et danseur brésilien de 28 ans

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Sa soeur Val au téléphone à Concordia au Brésil

Carmen , 10 ans, une amie

Marcella Lista, comissaire au Louvre, historienne de l'art.

La comédienne Constance Dollé lit des extraits de : Jean Genet et Jan Fabre.

LIVE : le violoncelle de Dom la Nena (SO YO , deuxième album)

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Générique La Lune Rousse, Fakear.

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