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François Cheng pose le 6 novembre 1998 dans le jardin de l'hôtel de Crillon à Paris, après avoir reçu le prix Femina.

François Cheng : "Cette langue qui ne m'est pas native, elle m'a guidé, elle m'a élevé par cette distanciation"

29 min
À retrouver dans l'émission

François Cheng, de l'Académie française, auteur de "Cinq méditations sur la mort : autrement dit sur la vie" (Albin Michel), est l'invité de "Ça rime à quoi" pour une seconde méditation.

François Cheng pose le 6 novembre 1998 dans le jardin de l'hôtel de Crillon à Paris, après avoir reçu le prix Femina.
François Cheng pose le 6 novembre 1998 dans le jardin de l'hôtel de Crillon à Paris, après avoir reçu le prix Femina. Crédits : Eric Cabanis - AFP

La voie orphique et la parole des poètes sont au cœur de son œuvre-vie. Non pour leur seul lyrisme, mais en raison de la fulgurante intuition qui les a suscitées, de leur formulation éminemment incarnée. Et c’est Rainer Maria Rilke qui arrive en tête avec ce vers : "Seigneur, donne à chacun sa propre mort." De là l’obsession de notre Académicien le plus taoïste des immortels de mourir bel et bien en poète. Et ses méditions sur la mort, après la beauté, de célébrer l’âme ici-bas et la vie ardente.

J'écris souvent en marchant ou alors dans la nuit quand je me réveille et tout à coup les voix viennent, la musique jaillit. Après, je lis de nombreuses fois à voix haute.

François Cheng
François Cheng

Les poèmes de la cinquième méditation sont dits par Rachida Brakni.

Musiques extraites de "Sous le manguier" de Ghislain Poirier (label "INTR VERSION", 2002) 

ainsi que de "Fyris swan" par Solo Andata (label "Hefty records", 2006). 

« Comme ses Cinq méditations sur la beauté , ce texte de François Cheng est né d'échanges avec ses amis, auxquels le lecteur est invité à devenir partie prenante. Il entendra ainsi le poète, au soir de sa vie, s'exprimer sur un sujet que beaucoup préfèrent éviter. Le voici se livrant comme il ne l'avait peut-être jamais fait, et transmettant une parole à la fois humble et hardie.

Il n'a pas la prétention de délivrer un « message » sur l'après-vie, ni d'élaborer un discours dogmatique, mais il témoigne d'une vision de la « vie ouverte ». Une vision en mouvement ascendant qui renverse notre perception de l'existence humaine, et nous invite à envisager la vie à la lumière de notre propre mort. Celle-ci, transformant chaque vie en destin singulier, la fait participer à une grande Aventure en devenir. »

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