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Jean-Pierre Verheggen et Jacques Bonnaffé 2e partie

29 min
À retrouver dans l'émission

Jean-Pierre Verheggen
Jean-Pierre Verheggen Crédits : J. Sassier
Jean-Pierre Verheggen J. Sassier©Gallimard Cannibale belge civilisé depuis belle lurette, mais primitif comme aucun, **Jean-Pierre Verheggen** est le dernier poète « content-poreux » à avoir rencontré l’homme qui a rencontré l’homme qui parlait « toutes les langues du monde en moins de cent coups de glotte ». Un juvénile vieil arbre approchant les septante — et ça n'est pas reposant. Sous son ombre tutélaire, Jacques Bonnaffé a aligné les lectures publiques (c'était l'époque de Sodome et Grammaire), puis fomenté le moliérisé spectacle l'Oral et Hardi, pour arriver aujourd’hui à ce Poète bin qu'oui, Poète bin qu'non, où Jean-Pierre Verheggen s’interroge : « Poète moi-même, peut-être ? ». "Ce poète-là vous le confirmera : quand la montagne accouche d’une souris, c’est qu’elle s’est fait nique par un rat ! Si sa libido avait à péter les plombs sur ce plan-là (les volcanes comme les volcans ont parfois le feu au cul, n’est-ce pas ? C’est leur droit !) notre montagne aurait pu, entre bourrée et bougnat, s’acoquiner avec ce bon vieux Plomb du Cantal – un authentique Auvergnat ! Bien de chez nous ! tout ce qu’il y a de plus local ! – ou un puy, une banne, un signal que sais-je ? voire à l’extrême limite de sa région, se taper les Gerbier-de-Jonc (le jonc en érection que nous confie une très ancienne chanson, cueillant, avec leur faucille, les Jeanneton !)Mais non ! Mais non ! Au diable l’Ardèche et son Vivarais ! La montagne a préféré faire cric crac sur place avec un rat ! Extrait de "Poète bin qu'oui, poète bin qu'non ? " Gallimard 2011 [Lecture au Théâtre du Rond-Point, les 14,15,16 septembre à 18h30](http://www.theatredurondpoint.fr/saison/fiche_evenement.cfm/114670-poete-bin-qu’oui-poete-bin-qu’non-.html)
Jean-Pierre Verheggen et Jacques Bonnaffé
Jean-Pierre Verheggen et Jacques Bonnaffé
Jean-Pierre Verheggen et Jacques Bonnaffé ©Théâtre du Rond Point Né à Douai en 1958, **Jacques Bonnaffé** choisit les grands écarts du théâtre au cinéma : de Jean-Luc Godard *Prénom Carmen* lorsqu'il est à peine sorti du Conservatoire de Lille à Jacques Rivette pour *Va savoir,* avec des rôles sensibles : *Escalier C* , *Jeanne et le garçon formidable* et *Les amitiés maléfiques* , sautant sans jamais ralentir sur toutes les propositions qui défendent les textes forts (Jacques Darras, Jean-Pierre Verheggen, Velter, Janvier) retrouvant l'exigence des choix de pièces montées par Alain Françon comme *Petit Eyolf* ou Jean-Pierre Vincent, aimant dire à voix forte des textes d'auteurs vivants dans un café de campagne ou une salle immense, inventeur de quinze banquets littéraires pour Lille 2004, metteur en scène (*Jacques two Jacques* , *Display* , etc.). Fidèle à ses contradictions et famille je vous hais (tous avec douceur) semble passer d’une maison à d’autres, pratiques hétéroclites allant du solo au jeu de troupe, du plein air au studio, du français au patois, de la lecture publique à l’improvisation jazz, en y ajoutant les tournages et rôles au cinéma, le tout excluant le recyclage publicitaire et la posture immobile. Bon comédien quoiqu’instable, ou peut-être à cause de cela, il s’est singularisé dans la poésie oratoire, avec entre autres performances durables *L’Oral et Hardi* , sur des textes de Jean-Pierre Verheggen. [http://www.compagnie-faisan.org](http://www.compagnie-faisan.org/ "http://www.compagnie-faisan.org")
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