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Pubis rainuré et chevaux finement gravés (ceux-ci sont soulignés pour la lisibilité).

L’art rupestre à « l’Origine du monde »

28 min

La forêt de Fontainebleau a révélé un vaste ensemble de gravures daté du 8e millénaire avant notre ère, d’époque Mésolithique et quelques exemples plus anciens.

Pubis rainuré et chevaux finement gravés (ceux-ci sont soulignés pour la lisibilité).
Pubis rainuré et chevaux finement gravés (ceux-ci sont soulignés pour la lisibilité). Crédits : © Emilie Lesvignes

L’origine du Monde

Sur le terrain ou dans les laboratoires, le magazine d’archéologie de France Culture suit au plus près l’actualité du passé, son thème porte donc aujourd’hui sur le sexe, car l’étonnante découverte qui vient d’être réalisée n’est autre que l’expression paléolithique de « l’Origine de Monde », une œuvre préhistorique que Gustave Courbet n’aurait probablement pas reniée.

L’art rupestre paléolithique de plein air

On le sait, l’art de la préhistoire est essentiellement cavernicole, ce qui lui a permis de traverser les millénaires, toutefois et hormis les petits objets, un art rupestre rarissime s’avère aussi présent en plein air, c’est notamment le cas dans l’étonnante vallée de Foz Coa au Portugal et découverte en 1991. En France, cet art rupestre paléolithique et de plein air est fort rare. Toutefois, un abri sculpté dans la région de Fontainebleau est connu pour son panneau gravé de deux chevaux, un art qui fait référence à celui de Lascaux et donc probablement daté de 19 000 ans avant notre ère.

Trou du sarrazin - Villeneuve-sur-Auvers (91)
Trou du sarrazin - Villeneuve-sur-Auvers (91) Crédits : © Emmanuel Breteau

Une étonnante installation

Ces chevaux sont disposés en file de part et d'autre de trois fentes, initialement supposées naturelles, évoquant un triangle pelvien. Un réexamen approfondi a révélé le caractère artificiel des fentes ainsi que de nombreuses interventions anthropiques visant à modifier l'hydrologie de l'abri pour drainer l'eau vers la gravure représentant la vulve. Une expérience a ainsi démontré que le remplissage du bassin avec 50 litres d'eau provoquait l'écoulement sur la gravure au bout de deux jours. Une telle découverte n’a actuellement aucun parallèle, pour autant, comment pouvons-nous expliquer une telle installation, dans un but symbolique et rituel ?

Avec Boris Valentin, préhistorien, professeur à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Archives

Extrait de l'émission Carbone 14 diffusée le 28 janvier 2017, avec Jean Rouaud, Boris Valentin et Alain Bénard.

Pour en savoir plus

La page de Boris Valentin et son équipe (site ARSCAN - ARchéologies et SCiences de l'ANtiquité).

A lire, une page de Boris Valentin et collaborateurs : "Rochers ornés d'Ile-de-France" (Grands sites archéologiques - Archéologie.culture.fr)

Document : article de Médard Thiry, Alexandre Cantin, Boris Valentin, Lydia Zotkina, Éric Robert, Émilie Lesvignes , Alain Bénard "Anthropogenic hydrological staging of an upper Palaeolithic carved shelter in Paris basin" (Journal of Archaeological Science : Reports / Elsevier, 2020).

Intervenants
  • Préhistorien, professeur à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
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