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Vue de la fouille du Jardin des Droits de l'Homme à Poitiers (Limonum), sols médiévaux et antiques dont une mosaïque du Ier siècle de notre ère.

Poitiers, c’est fouillé !

28 min

Sous la truelle, Limonum. Comme de nombreuses villes de France, Poitiers, l’antique Limonum, possède un long passé, souvent mis au jour au gré des travaux d’aménagements urbains.

Vue de la fouille du Jardin des Droits de l'Homme à Poitiers (Limonum), sols médiévaux et antiques dont une mosaïque du Ier siècle de notre ère.
Vue de la fouille du Jardin des Droits de l'Homme à Poitiers (Limonum), sols médiévaux et antiques dont une mosaïque du Ier siècle de notre ère. Crédits : © Benoît Billy / Inrap

Ainsi, en quelques décennies, sous le bitume, ces recherches ponctuelles, révèlent des petits fragments d’histoire de cette cité. C’est notamment aujourd’hui le cas puisque, dans le cadre d’un projet d’aménagement du Jardin des Droits de l’Homme, au nord-ouest de l’église Notre-Dame-la-Grande, une équipe d’archéologues de l’Inrap a mis au jour des vestiges antiques et médiévaux dont deux sols de mosaïque du Ier siècle de notre ère. 

Sur le terrain, émergent plinthes et corniches de marbre issus de bâtiments antiques, dont on ne sait s’ils sont publics ou privés. Curieusement, ces bâtiments semblent s’être affaissés par un soutirage issu du sous-sol ou quelque tremblement de terre. Parmi les découvertes importantes figurent deux sols de mosaïque. Le premier, observé dans la partie centrale de la fouille, serait l’une des mosaïques les plus anciennes de Poitiers. 

La tombe de singe découverte à Poitiers.
La tombe de singe découverte à Poitiers. Crédits : © Wilford O’Yl / Inrap.

Barbatus de Poitiers, un singe en hiver 

Cette visite de chantier est l’occasion de revenir sur une étonnante découverte réalisée en 2012 dans la nécropole des Caillons : celle du petit singe. Jusqu’à cette découverte, seuls deux singes étaient connus en Gaule, des macaques de Gibraltar. L’un provient d’un puits d’une villa de Narbonne, le second exhumé à Cutry (Meurthe-et-Moselle) était une femelle très âgée, surnommé Barbatus (« le poilu ») par les archéologues,  le petit singe de Poitiers a, quant à lui, été inhumé dans un enclos funéraire familial, signe qui lui confère « le statut de membre à part entière de la familia ». Seuls neuf singes sont actuellement connus dans l’Empire romain. 

>>> Communication de l'Inrap sur ce chantier de fouilles.

>>> Dossier de l'Inrap sur tous les chantiers de fouilles de Poitiers.

>>> Article de la Nouvelle République (juillet 2019).

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