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Pour Romain Gary

1h
À retrouver dans l'émission

"Le roman et la vie se confondent, ma vie est une narration tantôt vécue tantôt imaginée et si un journal américain m'a donné le nom de "collectionneur d'âmes", c'est que je ne cesse de faire mon plein de je innombrables, par tous les pores de ma peau...", écrit Romain Gary dans un faux entretien intitulé "La nuit sera calme", qui n'est en réalité qu'un entretien avec lui-même. En effet, l'oeuvre et la vie de Romain Gary sont intimement liées et son cas est unique dans l'histoire littéraire. A l'occasion de la parution de l'édition en Quarto de quelques uns de ses romans, signés tantôt Gary tantôt Emile Ajar, mais aussi du livre de son fils Diego (S.ou l'espérance de vie"), fils qu'il a eu avec Jean Seberg, le carnet nomade s'attachera à tracer un portrait de cet écrivain qui s'est vu attribuer deux Prix Goncourt et qui a choisi de prendre le pseudonyme d'Emile Ajar pour retrouver une nouvelle naissance et une nouvelle liberté. Il aura "joué" avec toutes les possibilités du "je", allant même jusqu'à écrire un livre intitulé Pseudo, signé de Paul Pawlovitch, son neveu (en réalité son cousin) qu'il a envoyé à la presse et aux médias se faire passer pour le véritable Emile Ajar. Dans ce livre, il fait de ce neveu un vrai fou qui raconte comment son oncle le tyrannise et l'empêche d'être lui-même, oncle qu'il nomme Tonton Macoute ! La révélation de son identité n'a été faite qu'après sa mort, quand il s'est suicidé le 2 décembre 1981, dans son appartement de la rue du Bac. Deux jours avant, il avait déposé à son avocat un manuscrit de quelques feuillets, Vie et mort d'Emile Ajar, où il explique pourquoi il a choisi d'avoir ces deux identités d'écrivain. Ses derniers mots : "Je me suis bien amusé. Au revoir et merci." Lire ou relire aujourd'hui Gary et Ajar (La promesse de l'aube, La vie devant soi) donne de vrais plaisirs de lecture car la langue de Romain Gary dans les deux cas est belle, libre, joyeuse, inventive et ses grands thèmes, la Résistance, la mère, la défense des faibles, la dénonciation de l'injustice sociale, l'exil, l'amour ou le manque d'amour, restent des thèmes universels qu'on retrouve dans chacun de ses livres.

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