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L'école inversée ou comment la technologie produit sa disparition / Y a-t-il encore une « âme Russe » dans le piano

12 min

Numérique : L'école inversée ou comment la technologie produit sa disparition
Musique :

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cla Crédits : Radio France
Y a-t-il encore une « âme Russe » dans le piano en cette fin 2013 ? Trois parutions récentes éclairent cette notion identitaire et souvent floue, on ira de Boris Berezovsky à Lang Lang en passant par Daniil Trifonov...

Extraits diffusés :

  • Tchaïkovski - concerto pour piano N°2 en sol majeur opus 44

  • Tchaïkovski - Andante cantabile extrait du quatuor à cordes opus 11

  • Scriabine - Sonate pour piano N°2 op. 19 « sonate fantaisie »

- Prokofiev – concerto N°3 en do majeur op.26 (mouvement andante allegro)

Disques :

Tchaïkovsky - Boris Berezovsky - Sinfonia Varsovia (label MIRARE) disponible

Daniil Trifonov – The Carnegie Hall Recital (label Deutsche Grammophon) sortie prévue le 21 oct.

Lang Lang – Simon Rattle – Berliner Philharmoniker. Prokofiev 3 –Bartok 2 (Sony Classical) disponible

Concerts :

Livres - le conseil de Sabine Audrerie : -Kinderzimmer de Valentine Goby (Actes Sud)

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kin Crédits : Radio France

Ce roman, basé sur l'histoire vraie des femmes de Ravensbrück, s'appuie sur le récit de nombreux témoins, notamment ceux de Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle Anthonioz, et surtout celui de la Résistante Marie-José Chombart de Lauwe, dont on a pu à plusieurs reprises entendre la parole sur l'antenne de France Culture.

La "Kinderzimmer", c'est "la chambre des enfants", la nursery du camp de Ravensbrück. C'est l' histoire d'un effroyable paradoxe: dans les camps de la mort, on tuait à bout portant pour un geste maladroit, on exterminait, on exécutait les enfants devant leurs parents, mais on laissait des mères donner naissance à leurs bébés.Valentine Goby dit avoir voulu rendre compte d'une chose très précise, au-delà de cette histoire, et c'est ce que je trouve très intéressant dans son livre : voulu "rendre compte du point de l'ignorance dans la vie des gens ". Posant ainsi la question du statut du témoin, du récit indirect, mais aussi celui du récit direct.Elle l'illustre d'un point de vue narratif dès le début de son livre, avec le dispositif d'un prologue où le témoin, se trouvant face à l'ignorance de son auditoire, va prendre conscience de sa propre ignorance. Ce pourquoi la romancière peut prendre le relais, et raconter l'histoire de cette femme, au présent, jour après jour.

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