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Algérie, folk & pop années 70 : Ne pleure pas

6 min

Quelle musique écoutait-on pendant les années 70 dans l’Algérie socialiste de Boumédiène ?

1970's Algerian pop and folk
1970's Algerian pop and folk Crédits : Radio France

Peut-être pas que ce genre de chose mais un courant neuf, issu du rock, a existé et l’excellent label américain Sublime Frequencies (qui avait déjà proposé une compilation sur les prémices du raï) édite ce disque « 70's Algerian pop and folk » à la fois nostalgique et manifeste. Un mélange d’identité arabe et d’électricité, de cheveux longs et de tradition orientale.

Quelques éléments des notes du livret : on entend d’abord deux frères, Rachi et Fethi Baba, pionniers de la musique algérienne moderne, fondateurs du groupe Les Vautours, plus tard dans les années 80 leur studio lanceront plusieurs chanteurs de raï. Rachid sera assassiné pendant les années noires la décennie du terrorisme.

Retour aux années 70 et hypothèse de cette compilation : soit ce courant musical était négligé par le pouvoir car peu stratégique, soit il a joué un rôle d’espace de liberté, de capsule, et on est tenté de le croire en regardant la seule photo de couverture : un jeune couple très beau qui se tient par l’épaule, le regard droit, déterminé, fixe.

« Chenagh Le blues » c’est le tube du groupe Les Abranis, sorti en 1977, Karim Branis et Shamy El Baz Chemini, fans des Doors et de Grateful Dead, étaient édité par Oasis Disques – aussi un disquaire important d’Alger, rue Khelifa Boukhalfa. C’est depuis ce label et magasin que beaucoup on découvert le 45 tours « A vava Inouva » par une certaine Zahra avec chanteur inconnu venu de Kabylie, Hamid Cheriet, alias Idir…

« Mon papa chéri » sera un grand hit en 1976 et va lancer la carrière d’Idir. Il faut aussi aller écouter Ahmed Mallek « le Morricone algérien », Les Djinns, le groupe Freedom (Houriya) ou encore Kir Kri (AbdelKrim Zouaoui) né à Constantine, qui chante « Wahdi » (« Seul ») très beau - lui aussi connaîtra une fin tragique, poignardé en 1985.

Le disque s’achève avec Djamel Allam, autre chanteur de kabylie, il fera la première partie de Brigitte Fontaine et Areski Belkacem, et mènera une carrière internationale un de ses premiers titres « Ourestrou » (Ne pleure pas) ne quitte plus nos esprits.

1970's Algerian pop and folk (Sublime Frequencies – Orkhêstra)

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