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Aphex Twin, sourire fixe

5 min

Aphex Twin sort un nouvel album surprise !

Aphex Twin
Aphex Twin Crédits : Radio France

Petits événements de cette rentrée côté musique : la sortie surprise d’un nouvel album de Richard D. James alias Aphex Twin, treize ans tout de même après Drukqs. AFX (un de ses nombreux pseudonymes) fait partie de ces artistes qui cultivent -non sans art- une aura secrète : on ne sait pas où il vit, il donne rarement des interviews et n’apparaît dans les pochettes ou ses clips que d’une seule façon : avec un sourire figé, grimaçant. C’est encore le cas ici avec un photomontage amusant qui découpe son visage de rouquin barbu de Cornouailles en trois petits bouts. Le secret de l’identité fait partie de l’histoire et des manifestes de l’electro : avant les casques des Daft Punk ce sont les robots humains de Kraftwerk, les foulards du collectif américain Underground Resistance.

Tout cela ne serait pas si intéressant si en plus Aphex Twin n’était pas considéré unanimement comme un des plus grands novateurs apparus depuis les années 90 : il a eu un impact fort, bien au delà de la musique électronique (notamment sur un groupe comme Radiohead). Grand admirateur de Boulez et de Stockhausen (pour qui il a joué lors d’un hommage au Barbican) il a refusé de travailler avec Björk et fera même revoir sa copie à Philip Glass au moment de leur collaboration (orchestration de sa pièce icct Hedral) bref, pas de compromis.

Ce nouvel album a quelque chose d’étrange pour ceux qui l’attendaient : puisqu’il fait presque déjà office de classique ou de condensé assagit de tout ce qui fait la musique d’Aphex Twin : un son d’une grande ampleur et la mise en scène de l’opposition entre des mélodies assez simples, quasi candides, avec des rythmes complexes, découpés. Il y a encore des titres de morceaux impossibles du genre : minipops 67 [120.2][source field mix], XMAS_EVET10 [120][thanaton3 mix], ou encore CIRCLONT 6A, et puis l’on retrouve encore son affection pour le piano seul, entre John Cage et Erik Satie dans ce final du disque. Il faut finir par un extrait d’une de ses rares interviews - pour les Inrockuptibles en 2001 : Richard D. James parle de sa passion pour ses oreilles, de son récent achat au Japon une sorte de périscope éclairé pour regarder à l’intérieur de ses oreilles. Voir son tympan et la cochlée – l’oreille interne, en forme d’escargot – « Depuis que je suis gosse je m’amuse avec mes oreilles car c’est la seule façon d’approcher au plus près de mon cerveau. Et ca c’est une obsession, jouer avec mon cerveau, appuyer sur telle ou telle partie » Touché.

Disque : SYRO (Warp)

extraits diffusés :

produk 29 [101]

CIRCLONT6A [141.98][syrobonkus mix]

180db_ [130]

aisatsana [102]

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