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Batida : cocktail sec

6 min

couv batida
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« Pauvre et riche » par BATIDA la recette secouée et bien agitée de Pedro Coquenão alias DJ Mpula. Fruit d’une double culture (né en Angola, il a grandi au Portugal) ses allers retours entre Luanda et Lisbonne lui ont donné envie de créer une émission de radio pour faire entendre les liens entre hip-hop et musiques traditionnelles, kuduro, semba et nouveautés électroniques… et son émission « Batida » est devenue un projet de concerts et des disques même de créations.

Créations pleines de sens et d’histoire puisque par exemple dans ce qu’on entend au début « Pobre e Rico » il y a à la fois des échos d’un certain Matadidi Mario, figure de la scène musicale des années 70 en Angola, et des extraits de Sambizanga (1972) film de Sarah Maldoror qui racontait la torture d’un militant indépendantiste Angolais.

"Dois" le deuxième album de BATIDA, vient de paraître chez Soundway Records (label encensé par le Guardian et remarqué de Mick Jagger en personne pour ses pépites dansantes venues du monde entier). Batida, lui, invite des musiciens du monde entier (inattendu comme Duncan Lloyd de Maxïmo Park), et dans le morceau qui suit ce sont le Sud Africain Spoek Mathambo et le MC angolais Sacerdote. Il est question de coups de fouets et de chaines, d’aveugles qui guident d’autres aveugles, de Renaissance africaine et de gratte-ciel chinois, « je suis au top, au sommet du monde ce soir » : LUXO

Pedro Coquenão a aussi réalisé des clips et des documentaires pour la télévision, et le travail de l’image, des costumes des danseurs en soirée est très important dans Batida, je vous encourage à voir ses clips. Celui de "Pobre e Rico" par exemple :

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« Ce qui a changé, c’est que les musiques venues de la banlieue se sont rapprochées de celles des clubs du centre-ville. Le Kuduro est désormais passé dans la musique populaire et la Kizomba est la danse qui connaît le plus de succès en ce moment, tout comme l’afro-house ». Au delà des classements et de l’étiquetage, une intention double au cœur des musiques de BATIDA : « Qu'elles soient dansantes, Qu'elles soient honnêtes et libres aussi »

Le cas pour cette très belle déconstruction et recomposition de « Les plus beaux » de François & The Atlas Mountains par Batida ici devenu « Céu »

On se quitte avec un dernier extrait « La Vai Maria » entre foi inébranlable et résignation… apposé à un classique du carnaval brésilien : Lata D’agua, (ou la Boîte en fer blanc remplie d’eau, titre de 1952 à l’époque chanté par Marlene) le refrain raconte la vie d’une blanchisseuse : “ainsi va Maria / Elle monte la colline, et ne se fatigue jamais (...) rêvant sa vie sur l’asphalte / Qui finit là où commence la montée de la colline ”

extraits diffusés :

Pobre e rico

Luxo

Céu

La Vai Maria

Album : BATIDA « Dois » (Soundway Records)

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