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Biolay, oiseau de paradis chez Trenet

6 min

Biolay Fiszman, Benarrosh « TRENET »
Biolay Fiszman, Benarrosh « TRENET » Crédits : Radio France

Rien qu’un petit français... les mots de Charles Trenet repris ici et réorchestrés par Benjamin Biolay - il faut dire /Biolay Fiszman Benarrosh/ pour être juste : Nicolas Fiszman et Denis Benarrosh musiciens et collaborateurs en titre pour une visite en 12 chansons du « Fou chantant ». « Longtemps, longtemps, après que les poètes ont disparu, leurs chansons courent encore dans les rues, la foule les chante un peu distraite en ignorant le nom de l'auteur... » : les paroles de L’âme des poètes disent presque tout de l’importance et de l’ambition modeste de Trenet, né en 1913, mort en 2001 mais jamais disparu depuis, toujours chanté et rejoué. « Parfois on change un mot, une phrase » et c’est ce que fit parfois Trenet, comme dans son adaptation de Chanson d'automne de Verlaine, où il avait remplacé « blessent mon cœur » par « bercent mon cœur » (ce qui n’est pas tout à fait la même chose). Ici trompette bouchée et tempo légèrement plus lent, pour cette lecture de « Revoir Paris » dans la voix de Biolay. Le swing comme au ralenti, ce qui ne veut pas dire que légèreté serait envolée. Exemple ici avec « J’ai ta main » paroles et musique de Charles Trenet.

Pas de « Douce France » dans le programme du chanteur, sans doute par ce que Carte de séjour et Rachid Taha avaient déjà revivifié la chanson de Trenet (avant que Carla Bruni ne la fredonne en italien) ni même « La mer » (sans doute trop psychanalytique) mais « Vous qui passez sans me voir, Que reste-t-il de nos amours ?, Le temps des cerises » (même si Trenet n’a pas écrit cette dernière), celle-ci par contre, si : Vous avez fait grand effet au Grand Café…

Impossible de passer à côté de la dernière piste de cet hommage, éloge où les paroles et musique sont de Biolay : « La chanson du faussaire ». Final donne tout le sens de ce qui s’avère être une entreprise d’abyme et de miroirs par l’auteur de La Superbe. Comme les Daft Punk avec Giorgio Moroder ou récemment Kendrick Lamar avec Tupac Shakur, le chanteur insère la voix de celui à qui il rend hommage, l’archive comme en dialogue avec soi, ou l’interview comme instrument de l’harmonisation du réel.

Extraits diffusés :

Revoir Paris

J’ai ta main

Le grand café

La chanson du faussaire

Biolay Fiszman, Benarrosh « TRENET » (Barclay)

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