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Gidon Kremer donne ses New Seasons

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New Seasons Gidon
New Seasons Gidon Crédits : Radio France

« Toute ma vie je n'ai parlé que musique, c'est mon langage. Et très souvent dans ma vie j'ai fait appel à des partitions avec beaucoup de sons. Des partitions complexes, que ce soit celles de Bach, Mahler, Bartók ou Stravinsky sont merveilleuses, mais récemment je m'aperçois que ce qui m'intéresse c'est de parler avec peu de sons, seulement ceux qui sont nécessaires, concentrés . »Less is more donc pour le violoniste Gidon Kremer ici dans The American Four Seasons – les quatre saisons américaines de Philip Glass (rien à voir avec les hotels de luxe évidemment mais plutôt avec Vivaldi). Les quatre saisons, sujet d’obsession chez Gidon Kremer, qui les a jouées et enregistrées à plusieurs reprises, la dernière fois dans un programme alterné avec les quatre saisons d’Astor Piazzola, décapage assuré. Ici pour donner une suite à Philip Glass dans ce programme « New Seasons », Gidon Kremer fait des choix surprenants comme le thème de thème de In The Mood for Love de Shigeru Umebayashi en final, ou la pièce Ex-Contrario (le gros morceau du disque, près de 30 minutes) pièce de Giya Kancheli. Mais avant cela, en plein milieu, une courte pièce comme un appel d’air frais, avant plus de lourdeur : une berceuse estonienne ...Estnisches wiegenlied, berceuse estonienne d’Arvo Pärt, le temps suspendu de ce programme « New Seasons » enregistré par Gidon Kremer. C’est le chœur de l’école de chant de Vilnius que vous entendez ici avec le Kremerata Baltica, la formation de chambre qu'il a formé avec des jeunes musiciens venus de différents pays baltes.Gidon Kremer violoniste créateur plus qu'un interprète, « impossible dit-il de se cacher derrière la partition », ni derrière l'instrument : il a l'habitude d'en changer et de les donner à ses élèves. Une raison : « l’instrument est dans le musicien -comme il le confiait au Monde au moment de son enregistrement des sonates et partitas de Bach- c'est juste un problème de relation, mon violon est une extension de moi-même. Je ne suis pas du tout fétichiste et je n'ai pas l'angoisse de posséder le meilleur instrument » Forcément dès lors que cet instrument c’est vous seul... aussi cette question pour finir : qu’entendez-vous vraiment quand Gidon Kremer joue ce premier « movement » ? Une idée de Philip Glass, le son du crin sur des cordes, ou le mouvement d’un corps plein de réflexions ?Extraits diffusés : Philip Glass : Movement IIIArvo Pärt : Estnisches wiegenlied (berceuse estonienne) Philip Glass : Movement I« New Seasons » (Deutsche Grammophon)

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