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Hindi Zahra, sfumato sonore

5 min

Deuxième album de la chanteuse marocaine, installée en France depuis son adolescence. Le titre « Homeland » désigne le pays natal, la patrie, mais où situer le chez soi quand c’est d’un peu partout qu’il se fait?

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Hindi Zahra Crédits : Radio France
« Silence in my heart / And my poor bones are tired (…) But my heart started

And never wanna stop again »

Traduction en vitesse : « Silence dans mon cœur, et ma pauvre carcasse fatiguée (…) mais mon cœur s'est mis à battre, et ne veut plus s'arrêter ». Les mots et la voix sont ceux d’Hindi Zahra.

Deuxième album de la chanteuse marocaine, installée en France depuis son adolescence. Le titre « Homeland » désigne le pays natal, la patrie, mais où situer le chez soi quand c’est d’un peu partout qu’il se fait ?

Quand vous avez grandit, fille de militaire, sans jamais trop se fixer, que les racines touarègues sont importantes, que vous chantez surtout en amazigh et en anglais, mais aussi en français dans ce texte qui coule comme fleuve « Un jour » : « Vous l’étranger avez laissé sous ma plume des mots amers, des mots perdus, des mots d’une tristesse absolue »

Un album comme un « voyage avec escale » selon son expression, sous la pulsion de rythmiques brésiliennes, cubaines ou d’Iran. Aussi Cabo Verde n’est pas chanté en portugais mais plutôt en berbère, et sa rythmique traditionnelle du Cap Vert se marie bien à une guitare façon chaâbi…

Autre langue et autres sons tirés du nouvel album d’Hindi Zahra, un disque lui aussi « Handmade » ou fait-main comme son prédécesseur, qui lui avait valu Prix Constantin et une Victoire de la musique. Ici Hindi Zahra écrit, chante, joue les claviers et produit l’ensemble, pour un résultat où la voix se perd presque dans la musique, comme un sfumato sonore. Un des nombreux intérêts de l’album c’est ce travail de l’esprit par le son, de textures où aucun contours n’apparaît trop précisément (d’où cette idée de sfumato) où les mélismes entrent dans un chant soul avec pourquoi pas une petite touche brésilienne comme ici avec les percussions de Zé Luis Nascimento… le titre Can we Dance ? Oui, of course.

Extraits diffusés :

Silence

Un jour

Cabo Verde

Can we dance

Album « Homeland » (Oursoul Records / Parlophone)

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