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Imam Baildi : le Grec s’est évanoui

5 min

album III
album III Crédits : Radio France

« De Thelo Pia Na Xanarthis » en résumé « Je veux pas que tu reviennes pour me faire souvenir ». Puisque nos yeux sont rivés sur la Grèce, et que l’équipe des Matins de France Culture part pour Athènes demain, un petit avant goût avec le groupe IMAM BAILDI, en ce moment en tournée en France.
Créé en 2005 à Athènes et très populaires en Grèce, les membres d’Imam Baildi ont joué dans les grands festivals internationaux, le Sziget de Budapest, South by Southwest à Austin Texas, Festival de Jazz de Montréal ou encore les Transmusicales de Rennes qui les avaient fait découvrir ici.

IMAM BAILDI « l’Imam s’est évanoui » c’est une aubergine cuite au four avec ail, oignons, tomate et huile d’olive, vous en trouvez en Grèce mais aussi en Turquie, et il y a à la fois du rebetiko et forcément influence venue d’Istanbul dans la musique d’Imam Baildi. Vous entendiez là un des titres qui les a fait connaître à leur début, le sample (ou la boucle) vient d'un classique de Manolis Chiotis, interprété par Mary Linda (De Thelo Pia Na Xanarthis). Imam Baildi c’est aussi donc une histoire de la musique et de la culture grecque, leur troisième album paru l’année dernière, brasse encore plus largement les genres et les époques musicales, un aperçu ici avec « Baila Cifteteli » où la chanteuse Rena Morfi et le MC Yinka composent ici une variation autour de « Horepse mou Tsifteteli » (dance Tsifteteli pour moi). Imam Baildi, le groupe, s’est constitué autour de deux frères, Orestis et Lysandros Falireas, qui au départ remixaient des disques classiques des années 50, des 78 tours de rebetiko. Tout l’objet de ce projet musical (au départ en studio et devenu un projet de scène) : se réapproprier ce folklore grec pour le confronter à différentes sonorités, contemporaines ou étrangères, vous entendrez aussi bien des guitares rock, du dub que des cuivres de Mariachis ou de l’electro à danser.

« Il n'y a pas que de la merde en Grèce » déclarait récemment Lysandros Falireas, de passage au festival Rio Loco à Toulouse. Montrer qu’il n’y a pas que la crise, et quand bien même que l’on peut aussi danser sur elle, continuer à être créatif, la preuve par l’exemple avec « Simioma » composition personnelle. Imam Baildi, grecs un rien anthropophages (selon la formule de Oswald de Andrade : qui dévore les autres cultures pour nourrir la sienne) on se quitte avec « Oso Me Malonis » reprise d'une chanson des années 60, de Vassilis Tsitsanis : « plus tu me parles mal, plus tu me fais souffrir, plus tu entres dans mon cœur ».

Extraits diffusés :

De Thelo Pia Na Xanarthis

Baila Cifteteli

Simioma

Oso Me Malonis

album III (Minos EMI)

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