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La Musique ou la vie

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Le pianiste italien Francesco Lotoro réunit et ressuscite depuis 25 ans les partitions de musiques composées dans les camps de concentration et de travail.

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camp Crédits : Radio France
Cette chronique débute par l'écoute de « Lecho Adonoi » de Jósef Zvi Pinkhof, hollandais, mort le 7 janvier 1945 à Bergen-Belsen. Jorge Semprun dans L'Écriture ou la vie raconte son intuition de faire de la musique la matière nourricière de son livre : « Je construirais le texte comme un morceau de musique (…) Il baignerait dans l'ambiance de toutes les musiques de cette expérience, pas seulement celle de jazz. La musique des chansons de Zarah Leander que les S.S. diffusaient sur le circuit des haut-parleurs du camp, à toute occasion. La musique entraînante et martiale que l'orchestre de Buchenwald jouait matin et soir, la place d'appel, au départ et au retour des kommandos de travail. Et puis la musique clandestine par laquelle notre univers se rattachait à celui de la liberté: musique classique jouée certains soirs dans un sous-sol du magasin central (…) »

C’est cette musique qu’a voulu faire entendre un pianiste italien, Francesco Lotoro. Originaire de Barletta (dans les Pouilles), depuis 25 ans il réunit et ressuscite les partitions de musiques composées dans les camps de concentration et de travail (entre 1933 et 1945 il a été jusqu’à présenter son encyclopédie sonore au parlement italien il y a 3 ans tout juste : le 27 janvier 2012)

Parmi ces œuvres sauvées ce Lied d’Auschwitz attribué à Camilla Mohaupt déportée à Auschwitz puis à Bergen Belsen, où elle a écrit cet Lied sur la mélodie d'une chanson folklorique allemande (Wo die Nordseewellen trecken an der Strand)

Parmi les musiciens de premier ordre disparu dans les camps, Erwin Schulhoff enfant prodige il avait recu des leçons de Debussy, encouragé par Dvořák sa musique a même été une des premières à intégrer le jazz… dénoncé comme artiste « dégénéré » par les Nazis (imaginez juif homosexuel communiste et avant-gardiste) mort en 1942 dans le camp de concentration de Wülzburg en Bavière .. On écoute un extrait des « 5 pièces pour quatuor à cordes : Alla valse » par le quatuor Prazak

Beaucoup de musiciens français composèrent aussi dans les camps comme Emile Goué ; ou Olivier Messiaen qui écrivit un Quatuor pour la fin du temps en détention au Stalag VIII-A, à Görlitz (près de la frontière polonaise). On écoute la danse de la fureur, interprétée notamment par Daniel Barenboim au piano.

Extraits diffusés :

  • Jósef Zvi Pinkhof « Lecho Adonoi » par le choeur de l'Université de Foggia

Nicola Marasco (cond.)KZ Musik / musique composée dans les camps de concentration vol. 6

  • Mohaupt Camilla « Auschwitz lied » par Rosa Sorice et Francesco Lotoro (piano) ibid.

  • Erwin Schulhoff « 5 pièces pour quatuor à cordes : Alla valse » Musique Tchèque Dégénérée vol IV interprétation Quatuor Prazak (Praga DSD)

  • Olivier Messiaen : Quatuor pour la fin du temps : danse de la fureur par Luben Yordanoff, Violon, Claude Desurmont, clarinette, Albert Tétard, Violoncelle, Daniel Barenboim, Piano (Deutsche Grammophon)

lire aussi :

Jorge Semprun : L'Écriture ou la vie (Gallimard)

Thomas Saintourens : A la Recherche de la musique des camps (Stock)

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