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Louis de Funès : l’homme orchestre

4 min

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« C’est défendu » par Louis de Funès, Robert Dhéry, Lilianne Montevecchi, Guy Grosso et Michel Modo (on savait rire à l’époque). Cette musique de Gérard Calvi pour le film La grosse valse de Robert Dhéry (1962) c’est une des raretés à trouver dans le coffret très complet Louis de Funès -musiques de films 1963-1982 édité par Stéphane Lerouge chez Universal. Un coffret où vous entendez comme il le dit dans les notes « un contraste esthétique, pour ne pas dire un Grand Canyon entre la savante loufoquerie des partitions de Gérard Calvi et, dix ans plus tard les élans de lyrisme de Vladimir Cosma pour Rabbi Jacob ». Vont écrire pour les films avec De Funès : Georges Delerue, Michel Magne, et même Polnareff (pour La Folie des Grandeurs ). Louis de Funès qui aimait la musique, la connaissait, il était lui-même pianiste on découvre même ici sa version chantée du Journal de Jules Renard, au Théâtre la Tomate en 1952.

C’est le tour de force de ce coffret dont le seul point commun est un comédien : faire entendre à quel point Louis de Funès à marqué non seulement le cinéma mais sa bande sonore comment les compositeurs ont pris en compte son sens du rythme, comment son jeu, fondé sur sa rapidité de transformation, saccadé, agile et délié va influencer les compositeurs. Raymond Lefèvre signera 11 musiques de films de Louis de Funès dont cette Marche des gendarmes, marche sifflée sur le mode du Pont de la Rivière Kwaï , que de Funès voulait reprendre ailleurs, comme une signature, un identifiant. Forcément qui dit musique dit danse : la chorégraphie de Septime sur un quadrille de Jean Marion (qui va dériver jusqu’au kazatchok) reste l’instant de grâce du Grand restaurant (film de Jacques Besnard 1966).

Le jeu de Louis de Funès aura embrassé tous les répertoires, y compris classique : la réparation de la Cadillac dans Le Corniaud se fait sur le tempo de la Boutique fantasque de Rossini, Stanislas Lefort qui tyrannise l’orchestre en dirigeant La Damnation de Faust de Berlioz, c’est son point de départ dans La Grande Vadrouille . Mais De Funès s’est aussi prêté au jazz cuivré de Michel Magne pour Fantômas et à la pop de François de Roubaix comme dans L’homme Orchestre où il joue Evan Evans un maitre de ballet psychédélique. Aux côtés de son fils Olivier ils chantent ensemble les Poupons... « Quand tu fais la la la... ». L’homme orchestre en somme.

extraits diffusés :

  • « C’est défendu » par Louis de Funès, Robert Dhéry, LIlianne Montevecchi, Guy Grosso et Michel Modo. Musique de Gérard Calvi pour le film La Grosse Valse de Robert Dhéry (1962)

Inédit

  • « Le Coucou » par Louis de Funès. Le Journal de Jules Renard, André Camonin au piano

Enregistrement en public au Théâtre la Tomate, 1952

  • Le Grand restaurant (extrait du film de Jacques Besnard 1966) musique du ballet par Jean Marion

  • « Les Poupons » paroles et musiques de François de Roubaix pour L’homme orchestre , le film de Serge Corber 1970

Coffret : Louis de Funès - musiques de films 1963-1982 (Universal)

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