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Miroir mon Bowie : Nothing has changed ?

5 min

David Bowie “Nothing Has changed”
David Bowie “Nothing Has changed” Crédits : Radio France

C’était la surprise anglaise de ce mois de novembre : un titre inédit de David Bowie pour accompagner la sortie d’un best-of « Nothing Has changed » rien n’a changé.

Et à l’écoute de ce titre « Sue (or in a season of crime) », longue pièce complexe de jazz hyper orchestrée, composée avec une Américaine, Maria Schneider (pas l’actrice), on se dit que la voix de Bowie, sa capacité de renouvèlement semblent inaltérables. C’est aussi un retour aux sources puisque David Jones a d’abord joué du saxophone avant de devenir Bowie. Il fêtera ses 68 ans début 2015 (le 8 janvier), célébrait cette année ses 50 ans de carrière, et vous entendrez encore parler de lui en mars puisque la grande exposition "David Bowie is" qui a déjà attiré 300 000 visiteurs à Londres, arrive en mars 2015 à la Philharmonie de Paris, la billetterie est déjà ouverte.

Côté musique vous pouvez vous plonger dans cet Best-Of assez curieux et riche, supervisé par Bowie en personne. Une suite chronologique, inversée (on va du plus récent au plus ancien) avec aussi « Let me sleep Beside You » (encore jamais sortie) et quelques pépites récentes comme ce remix de « Love is lost » de 2013 signé James Murphy « Hello Steve Reich Remix » clap de mains et références aux cendres qui retournent à la cendre… encore chaudes

Ce « Nothing Has changed » évidemment il tch-tch-tch-tch-change de beaucoup de façon différentes, selon que vous choisissez le support vinyle ou numérique ou CD (pour les nostalgiques) : sur le 33 tours de « Sue » vous trouverez dans un étui rétro une autre chanson inédite « 'Tis A Pity She Was A Whore ». Référence à une pièce tragique du XVIIème de John Ford, et à la Première Guerre Mondiale : « Si les Vorticistes avaient écrit de la musique rock, elle aurait ressemblée à cela » écrit Bowie, en référence au mouvement artistique anglais, distinct du cubisme, qui très vite disparu dans le cours de la guerre. Portée de fond et angoisse générationnelle encore pour ce classique glam-rock « All the Young Dudes » dont on trouve ici la version de Bowie dans un mix stéréo inédit, avant qu’il n’offre la chanson à un autre groupe, Mott The Hopple.

Ce qui s’avère assez passionnant en remontant le cours du temps et la chronologie de ce best-of de Bowie c’est que tout et rien ne change : du glam à la soul en passant l’electro, on voit des photos de différents époques qui jouent toutes sur le thème du miroir, Bowie période Aladdin Sane, post-Berlin ou années 2000, toujours en train de se regarder changer dans une glace, avec une voix qui va descendre au fur et mesure des années. Aussi le dernier titre est le premier qu’a enregistré Davie Jones avec The King Bees, il y a 50 ans tout juste, Liza Jane. Un titre qui reprenait déjà un classique bluegrass Lil’Liza Jane (1910). Rien ne change, et Bowie transforme tout.

extraits diffusés :

Sue (Or In a Season Of Crime)

Love is lost (Hello Steve Reich Remix by James Murphy for the DFA Edit)

All The Young Dudes (mix inédit)

Liza Janes (mono) Davie Jones & The King Bees

David Bowie “Nothing Has changed” (Parlophone)

  • Clip de “'Tis A Pity She Was A Whore” :
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