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Misia : fado, muses et menu de crise

6 min

« Cha Cha Cha em Lisboa » de Ferrer Trindade & Artur Ribeiro, leur chanson fait partie du nouveau répertoire de Misia dont le disque sort cette semaine : Delikatessen Café Concerto. Un disque que la chanteuse conçoit comme un « menu de chansons pour un temps de crise », elle parle vraiment de chanson à manger, de petites doses au goût très fort (carré de chocolat noir, olive farcie aux anchois, mini pastei de nata) et quoi de mieux pour relever un Fado Cha Cha qu’un quintet de musique klezmer (ici Melech Mechaya)

Vous trouverez au menu de Misia des musiques portugaises (dont un classique d'Amalia Rodrigues « Fado do Ciúme ») puis boléro et tango, trois mélodies en français dont « La chanson d'Hélène » de Philippe Sarde (pour le film Les Choses de la vie). Misia elle chante la partie de Romy Schneider et Michel Piccoli est joué par Iggy Pop, diction en rocaille parfaite pour le morceau.

Et puis cette piste étrange, plus sèche, « Só Nós Dois » chanson indissociable de Tony De Matos (crooner du Fado) latin lover ici dans une version un peu destroy dit-elle. Caractère sombre et sensuel du à la guitare de Paulo Furtado alias The Legendary Tigerman, figure du rock portugais, originaire de Coimbra (avait publié un disque FEMINA en duo avec des femmes puissantes comme avec Asia Argento, Peaches).

Misia figure en mouvement, c’est elle qui dans les années 90 a contribué à faire redécouvrir le fado dans le monde (une musique passé historique lourd au Portugal, récupéré par le régime de Salazar) bousculant les usages de l’orchestration traditionnelle, allant directement commander des chansons aux auteurs qu’elle aimait, d’où cette image « d’anarchiste du Fado ». Elle fait surtout remarquer que "la femme est toujours pensée non comme interprète dans le fado, pas comme musicienne ou écrivaine" et revendique la position de créatrice – raison sans doute pour laquelle elle a emprunté son nom de scène à Misia Natanson, figure du Paris du début XXème, muse et amie de Mallarmé, peinte par Bonnard et Renoir.

On se quitte avec un classique de Sara Montiel (il fallait bien cela) revisité par Misia : Água Que No Has de Beber : une eau dont tu n’as vraiment pas besoin…

Misia, Delikatessen
Misia, Delikatessen

Misia « Delikatessen Cafe Concerto » (Verycords)

extraits diffusés :

Cha Cha Cha em Lisboa

Só Nós Dois (avec The Legendary Tigerman)

Água Que No Has de Beber

Misia « Delikatessen Cafe Concerto » (Verycords)

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