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Vous n’avez jamais écouté Nicolas Paugam

5 min

l’album « Aqua mostlae
l’album « Aqua mostlae Crédits : Radio France

Faute. La voix de brindille de Nicolas Paugam qui répète « ça ne tiendra pas » mais en fait si, et cela tient depuis quelques années, discrètement, trop peut-être. Dans un ses clips, qu’il réalise lui-même, « La pêche aux langoustines » l’auteur mélange danse bretonne et pulsion techno, disant des phrases comme « j'ai toujours rêvé de frapper le fer avec de l'eau ». Aussi inattendu en chanson qu’un dromadaire dans la campagne française. Paugam fait partie de la scène souterraine française, de ces gens qui écrivent produisent leur musique par leurs propres moyens, dans une indifférence relative et peu méritée (malgré un article enthousiaste dans Télérama l’année dernière, où Valérie Lehoux comparait sa voix à celle de Michel Legrand)Concerts collectifs de la Souterraine les 16, 17 et 18 janvier à l’Olympic à Paris

Parcours en sillons pour Nicolas Paugam, entre la Bretagne et le Puy-en-Velay, loin du col du Galibier qu’il chante ici. L’oiseau rare n’est pas vraiment un perdreau de l’année (haha) côté musique : dans les années 90 il y eut Da Capo (groupe pop en anglais remarqué par les Inrocks à l’époque) puis, toujours avec son frère Alexandre, un groupe de jazz manouche “les frères Paugam à Meustaches”. Depuis 2011 deux albums sous son nom seul, compilés par La Souterraine (site sont j’ai déjà parlé ici) « Aqua Mostlae » avec entre autre ce titre qui concilie Patrick Coutin et Tropicalistes : L’eau de la mer.

Admirateur de Gombrowicz ou Francis Ponge, Paugam se montre capable de chansons aussi drôles que profondes à l’image de "Facile" qui parle de l'écriture, la composition d'une chanson, tout en antiphrases hyper satisfaites : « chaque fois que je trouve un trésor je m'enorgueillis de si peu d'efforts, compagnero remplis donc mon verre, je rentre à la maison très fier »

Une finesse et un humour singuliers chez Paugam, jusque dans son petit texte biographie publié sur la page de la Souterraine : (je vous lis la fin)

« 2006 J’écrase la concurrence, pourtant rude, en devenant lauréat du concours Jules-Verne Radio France, (disque BD jazz chez Nocturne).

2008 : Je triomphe en emportant le prix du jury au concours Musiques en courts de la ville de Sceaux. J’ai 40 ans. J’écris mes premières chansons en français tout en écoutant, paradoxalement des artistes brésiliens (...) Milton Nascimento) Tom Zé et Jorge Ben.

2014 : J’ai 44 ans. Je décide de jouer au loto. »

On se quitte avec cette autre antiphrase « mais tu vois pas qu’on s’aime pas »

extraits diffusés :

Le Col du Galibier

L'eau de la mer

Tu Vois qu'on s'aime pas

Concerts collectifs de la Souterraine les 16, 17 et 18 janvier à l’Olympic à Paris

Le 22 février 2015 pour Nicolas Paugam.

Voir aussi : « Megalos en Aveyron » le documentaire réalisé par Nicolas Paugam et James Verhille sur Georges Megalos, « musicien pour musiciens », guitariste disparu récemment qui a accompagné Piaf, Trenet, Bécaud, Stéphane Grappelli...

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