LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Ho Chi Minh (alias Nguyên Ai Quôc, 1890-1969)

Quand Hô Chi Minh écrivait dans L’Humanité (1 juin 1922)

4 min
À retrouver dans l'émission

De 1918 à 1923, Nguyên Ai Quôc - qui n'adoptera le pseudonyme d'Hô Chi Minh qu'en 1942 - a vécu en France. Entre 1920 et 1923, le militant communiste et anticolonialiste déploie une grande activité. Mais qui sait que le futur leader vietnamien était aussi journaliste et écrivait dans L’Humanité ?

Ho Chi Minh (alias Nguyên Ai Quôc, 1890-1969)
Ho Chi Minh (alias Nguyên Ai Quôc, 1890-1969) Crédits : VIETNAM NEWS AGENCY / AFP - AFP

De 1920 à 1923 - pendant cette période que tous ses biographes s’accordent à décrire comme décisive dans le cheminement de sa pensée et dans sa formation politique, et prélude à une vie d’action d'une intensité rare - le militant communiste déploie une grande activité. Journaliste, créateur du journal Le Paria, le futur président de la République démocratique du Viêt Nam signe également de nombreux articles anticolonialistes dans le journal L'Humanité sous le pseudonyme de Nguyên Ai Quôc, "Nguyên le Patriote" en vietnamien.

Dans cet article, le futur Hô Chi Minh dénonce « l’indifférence du prolétariat métropolitain à l’égard des colonies » et « les préjugés » : «Pour l’ouvrier français, l’indigène est un être inférieur, négligeable, incapable de comprendre et encore moins d’agir. Pour l’indigène, les Français, quels qu’ils soient, sont tous de méchants exploiteurs. L’impérialisme et le capitalisme ne manquent pas de profiter de cette méfiance réciproque et de cette hiérarchie artificielle de races pour empêcher la propagande et pour diviser les forces qui doivent s’unir. »

Nguyên Ai Quôc : « Dans ses Thèses sur la question coloniale, Lénine a nettement déclaré que l’obligation de prêter l’assistance la plus active aux mouvements libérateurs des pays assujettis incombe aux ouvriers du pays colonisateur. Pour cela, il faut que l’ouvrier de la métropole sache bien ce que c’est que la colonie, qu’il soit au courant de ce qui s’y passe, de la souffrance – mille fois plus douloureuse que la sienne – qu’endurent ses frères, les prolétaires des colonies. Il faut, en un mot, qu’il s’intéresse à cette question. Malheureusement, nombreux sont encore les militants qui croient qu’une colonie n’est autre chose qu’un pays plein de sable en bas et de soleil en haut ; quelques cocotiers verts et quelques hommes de couleur, c’est tout. Et ils s’en désintéressent complètement. »

A lire aussi

Nguyên Ai Quôc, journaliste, L'Humanité, 27 juillet 2016

L'équipe
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......