LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
 Judith Magre chez elle, le 2 décembre 1982.

Judith Magre : "Je ne suis pas quelqu'un qui pense beaucoup !"

30 min
À retrouver dans l'émission

C'est l’heure des Changements de décor et ce soir le décor, justement, se voudrait somptueux pour accueillir comme il se doit une actrice des plus somptueuses : Judith Magre. Elle revient sur sa longue carrière au théâtre et évoque les moments et personnes qui l'ont marquée tout du long.

 Judith Magre chez elle, le 2 décembre 1982.
Judith Magre chez elle, le 2 décembre 1982. Crédits : Bertrand Laforêt/Gamma-Rapho - Getty

Judith Magre, pour la voir, (et on ne voit qu’elle !) il faut se rendre à la Pépinière Théâtre, dans le 2ème arrondissement de Paris ( reprise du 29 au 31 mai 2012 au Théâtre de l' Ouest Parisien). Elle vous attend, assise sur un banc de bois, face à la scène. Toute seule. Vraiment toute seule mais visitée par ses fantômes, hantée par ses souvenirs. Toute seule mais habitée et comme revêtue d’une seconde peau qu’elle a faite sienne. Celle de "Rose", héroïne bouleversante de l’auteur britannique Martin Sherman. C’est Thierry Harcourt  qui signe la mise en scène de ce parcours d’un siècle. Une trajectoire de vie qui démarre en Ukraine au début du 20ème pour s’achever au Etats-Unis quelques décennies plus tard. Et qui entretemps, aura mené Rose , la petite fille juive qui vendait des légumes sur le bord des routes ukrainiennes, de son shtetl natal jusqu'au ghetto de Varsovie, avant de s’embarquer sur le bateau Exodus pour aborder fugacement sans pouvoir y rester la future terre d’Israël, et finir par échouer à Atlantic City, Etats-Unis, l’autre bout du monde, pour tenter de s'y faire une place au soleil. Soleil, oui, mais soleil noir. Comme l’est Judith Magre, grande diva du théâtre qui lorsqu’elle nous regarde, nous rappelle qu’avec elle, ce sont 50 ans de théâtre qui nous contemplent…

C'est avec une grande modestie que Judith Magre parle d'elle-même, "je ne m'impressionne pas !", confie-t-elle et d'ajouter, "une vie d'acteur n'est pas spécialement fascinante, moi, je la vis comme étant très amusante."

Au sujet de son personnage de Rose, elle ne la voit pas comme "une héroïne", ce n'est pas du courage, selon elle, que de vouloir vivre, après il faut en avoir la force physique et la vitalité.

Elle se souvient des rencontres qui l'ont marquée comme Louis Aragon et Jean-Paul Sartre. Elle se remémore aussi ses prestations dans la Cour d'Honneur à Avignon, "c'était le bonheur pur", "un lieu magique" où "on se sentait à la merci des éléments".

Je suis une autodidacte. Je n'ai jamais pris de cours, juste trois mois de Cours Simon. Chaque fois que j'aborde une pièce, je suis comme un bébé qu'on va jeter dans la piscine du haut du plongeoir de 10 mètres. Je m'ébroue comme je peux et je ne demande qu'une chose c'est justement qu'on me dirige, qu'on m'apprenne des choses et qu'on me dise comment il faut faire.

CHANGEZ DE DECOR !

War Street War
War Street War

TOULOUSE  : Laurent Pelly, metteur en scène très féru d'opéra, et directeur du Théâtre National de Toulouse, met en scène, dans ses murs, Macbeth , pièce redoutable de Shakespeare où les appétits de pouvoir sont examinés à la loupe par le maître elizabéthain. Un texte sauvage servi, notamment, par deux sociétaire de la Comédie Française qui se sont échappés, pour ce faire, de la Salle Richelieu : Thierry Hancisse et Marie Sophie Ferdane. Le spectacle se joue du 29 février au 24 mars.

STRASBOURG  : au Théâtre du Maillon, Jean Michel Rabeux met en scène Les Quatre jumelles , de Copi, un auteur qu'il a déjà travaillé et qui lui va comme un gant, tant la virulence ironique et sans tabou de l'écrivain argentin rencontre l'absence totale d'une bienséance hypocrite du metteur en scène français. Copi décape, et Rabeux, pour sa part, n'a jamais froid aux yeux sur les scènes de théâtre. Les deux font donc la paire. Le spectacle est créé au Maillon du 1er au 4 février, il part ensuite en tournée à Dunkerque, Tours, Villeneuve d'Ascq avant de venir à Paris (Théâtre de la Bastille) du 21 mai au 23 juin. Nous recevrons d'ailleurs Jean Michel Rabeux à cette occasion dans Changement de décor…

Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......