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Un étudiant au travail.

Logement étudiant : chère année 2018

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A une semaine de la rentrée, pour beaucoup d'étudiants, c'est la dernière ligne droite pour trouver un toit. Cette année, ce sera plus cher qu'en 2017. Dans son enquête annuelle, le syndicat étudiant UNEF chiffre à +1,21% l'augmentation des loyers pour les petites surfaces dans les grandes villes.

Un étudiant au travail.
Un étudiant au travail. Crédits : Getty

Des loyers plus chers partout en France

L'enquête annuelle de l'UNEF, publiée le 20 août dernier, détaille ville par ville l'augmentation des loyers du parc privé. En particulier les petites surfaces, puisque étudiantes et étudiants visent souvent au moins cher. Si l'augmentation moyenne monte à 1.21%, cela grimpe de près de 5% à Nanterre, en Île-de-France, et près de 3% à Lyon. 

Crédits : Visactu

De son côté, l'association FAGE chiffre en moyenne à 6 euros de plus par mois le coût d'un loyer en cette rentrée 2018.

Juliette, jeune étudiante en classe prépa littéraire, tente sa chance auprès d'une association qui pourra la mettre en lien avec des retraité.es. En échange d'une chambre gratuite, elle s'engage à rester présente le soir et une partie des weekends. Cela la rassure, car ses précédentes recherches de logements se sont soldés par des échecs : 

J'avais trouvé un site de colocation, mais c'était beaucoup d'hommes qui précisaient bien qu'ils voulaient des femmes... j'ai fait quelques visites d'appartements, chers, petits et souvent miteux."

Erwann, lui, a eu la chance de trouver un appartement en résidence universitaire privée. Il a pu se le payer grâce à un prêt étudiant. A 15 minutes de son université, ce logement est une aubaine :

Je n'aurais tout simplement pas pu faire d'études si je n'avais pas eu cet appartement. Ce n'est même pas le problème de la stabilité... j'ai un copain qui habite à Aubervilliers, la fac est à Censier, il devait traverser tout Paris, il arrivait claqué le matin en cours... Donc, tu n'as même pas la possibilité de réussir si tu n'a pas de logement correct."

La fin de l'encadrement des loyers critiquée

Pour les organisations étudiantes, la faute en revient surtout à la fin de l'encadrement des loyers, notamment à Paris et à Lille. Pour Orlane François, de la FAGE, "il y a aussi la fin de l'indexation des aides sociales sur l'inflation, qui vient s'ajouter à la baisse de 5 euros des APL l'an dernier. Nous ne sommes pas d'accord avec ces décisions." Une opinion partagée par Lilâ Le Bas, présidente de l'UNEF, qui insiste sur "la nécessité de construire des logements étudiants. Le plan 60 000 logements annoncé l'an dernier n'avance pas, et le gouvernement ne donne aucun signe positif de côté-là." Seul point positif, Edouard Philippe a ressuscité l'encadrement des loyers par décret en plein cœur de l'été. En revanche, cela n'aura pas d'impact avant la rentrée prochaine.

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