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Le monastère éthiopien Deir es-Sultan, sur le toit de l'église du Saint-Sépulcre, dans le quartier chrétien de la vieille ville de Jérusalem le 18 mai 2014 à Jérusalem, Israël.

L'histoire d'un manuscrit éthiopien trouvé à Jérusalem, avec Stéphane Ancel.

23 min
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Pour démêler l’histoire enchevêtrée de ces chrétiens vivant bien loin de leur Éthiopie natale, trois chercheurs mènent l’enquête : une linguiste et deux historiens. De leurs regards croisés émerge un récit foisonnant sur l'histoire tumultueuse des Ethiopiens de Jérusalem.

Le monastère éthiopien Deir es-Sultan, sur le toit de l'église du Saint-Sépulcre, dans le quartier chrétien de la vieille ville de Jérusalem le 18 mai 2014 à Jérusalem, Israël.
Le monastère éthiopien Deir es-Sultan, sur le toit de l'église du Saint-Sépulcre, dans le quartier chrétien de la vieille ville de Jérusalem le 18 mai 2014 à Jérusalem, Israël. Crédits : Frédéric Soltan / Corbis via Getty Images - Getty

Ce livre raconte l'histoire d’un manuscrit original, écrit au début du XXe siècle par un moine de la communauté éthiopienne de Jérusalem. Un manuscrit perdu ("oublié plutôt que disparu"), puis retrouvé des années plus tard dans les archives grâce au projet Open Jerusalem

"Nous sommes entre mai 1903 et mai 1904 à Jérusalem. Un moine y écrit l’histoire de sa communauté. Il est éthiopien, son nom est Walda Madhen et il réside au monastère Dayr Al-Sultan, situé au-dessus de la chapelle arménienne de Sainte-Hélène, autrement dit sur le toit d’une partie de l’imposant complexe du Saint-Sépulcre, où depuis le IVe siècle les chrétiens du monde entier vénèrent la tombe du Christ, en plein cœur de la Ville sainte (...)"

"(...) En effet, l’analyse du texte de ce moine éthiopien révèle les influences réciproques qui circulaient alors entre chacune des communautés de Jérusalem. Avec ce texte – tout sauf monographique –, nous percevons l’intense coévolution des communautés et nous y décelons la porosité des cultures, immédiate conséquence de la promiscuité des confessions. Il témoigne d’une époque durant laquelle la mémoire d’une communauté est encore fortement nourrie et traversée de traditions extérieures." (Le moine sur le toit, Introduction).

Vue d'une des travées du monastère éthiopien Deir es-Sultan à Jérusalem, Israël.
Vue d'une des travées du monastère éthiopien Deir es-Sultan à Jérusalem, Israël. Crédits : Stéphane Ancel
La terrasse du monastère éthiopien avec au centre la coupole de la chapelle arménienne Sainte-Hélène.
La terrasse du monastère éthiopien avec au centre la coupole de la chapelle arménienne Sainte-Hélène. Crédits : Stéphane Ancel

Stéphane Ancel est historien, chargé de recherche au CNRS rattaché au Centre de recherche en sciences sociales du religieux (CéSor) à Paris. Il est spécialiste de l'histoire de l’Église orthodoxe d’Éthiopie et étudie plus spécifiquement l’évolution et les interactions des mouvements religieux de la Corne de l’Afrique, ainsi que l’histoire des modalités de production et de diffusion du discours religieux.

Avec Magdalena Krzyżanowska et Vincent Lemire, il a publié Le moine sur le toit, Histoire d'un manuscrit éthiopien trouvé à Jérusalem (1904) aux éditions de la Sorbonne (2020).

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