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Anahide Ter Minassian

Hommage à Anahide Ter Minassian.

24 min
À retrouver dans l'émission

Hommage à celle qui fut une pionnière pour faire entrer l'Arménie contemporaine dans l'Université française. Sa passion était celle de la transmission. Avec Taline Ter Minassian, historienne, et d'Isabelle Kortian, journaliste.

Anahide Ter Minassian
Anahide Ter Minassian Crédits : Jean Yeremian

...et toutes les autres émissions diffusées sur France Culture.

A lire

  • L'hommage que lui rend Isabelle Kortian dans un dossier richement illustré du numéro 260 des Nouvelles d'Arménie Magazine (avril 2018).
  • Le numéro de France Arménie, dont Anahide Ter Minassian était une collaboratrice régulière, n°461 de mars 2019, lui consacre un dossier complet. 
  • Anahide Ter Minassian - la page que lui consacre l'ACAM (Association Culturelle Arménienne de Marne-la-Vallée), assortie d'une bibliographie extrêmement fouillée.
Anahide Ter Minassian sur un pont, en Turquie où elle se rendait régulièrement depuis ses 80 ans.
Anahide Ter Minassian sur un pont, en Turquie où elle se rendait régulièrement depuis ses 80 ans. Crédits : Journal Agos

Le 15 février 2019, une foule émue et attristée se serrait dans la cathédrale Saint-Jean Baptiste de Paris, trop exiguë pour contenir tous ceux venus rendre un dernier hommage à Anahide Ter Minassian.

« Elle est du côté des bâtisseurs. Son aura transgénérationnelle s’explique par le concept de vie qui l’anima, auquel elle rendit grâce, refusant les passions tristes et mortifères qui amputent ou aveuglent, interdisant toute intelligibilité du monde et perception de la beauté des choses. C’est pourquoi il n’y aura pas de deuil (...) »

« (...) Ce serait pourtant se méprendre sur son rôle que de le communautariser. C’est bien l’universalité du savoir qu’elle visait et ces mots avaient tout leur sens pour cette citoyenne qui vouait à la France, terre d’exil de ses parents, une admiration certaine, défendant opiniâtrement les valeurs universelles et les principes de la République française (...) »

« À l’âge de 80 ans, après la mort de son époux, elle se rendit régulièrement en Turquie, à la recherche des traces de ce passé qu’elle avait exhumé (...) Ne pas se rendre à Istanbul ou à Mouch, en pèlerinage au monastère de Sourp Garabet, aurait été comme une forme d’inachèvement de soi, une incomplétude », écrit Isabelle Kortian.

Anahide Ter Minassian dans Chrétiens d’Orient en juillet 2018
Anahide Ter Minassian dans Chrétiens d’Orient en juillet 2018 Crédits : Sébastien de Courtois

« Anahide Ter Minassian a été très fréquemment sollicitée par les médias, notamment France-Culture, où elle était devenue une fidèle intervenante de Panorama, Chrétiens d’Orient, ou encore des Lundis de l’histoire ou d’Enjeux internationaux. Infatigable, elle avait encore participé en avril dernier à une table ronde organisée par l’INALCO autour de la vie intellectuelle en diaspora, évoquant avec vivacité ses souvenirs de jeunesse (...) » 

« (...) Car avec la disparition de cette personnalité ardente et fougueuse, qui ne pouvait laisser indifférent, c’est non seulement une historienne de renommée internationale, mais aussi un témoin de tout un pan de l’histoire diasporique qui nous a quittés. Elle a rejoint son mari, Levon Ter Minassian, directeur de recherche au CNRS, fils de Rouben, ministre de la Défense de la Première République (arménienne), qui avait choisi de garder son statut d’apatride et son passeport Nansen comme emblèmes de l’exil forcé », écrit Claire Mouradian

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