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Le monde botanique est un univers d’une prolixité comme infinie.

Auprès de nos arbres, vivions-nous heureux ?

59 min
À retrouver dans l'émission

Ils ont été sidérés par la présence de l’arbre. Ils ont éprouvé l’admiration, mais aussi l’horreur, inspirées par ce végétal souverain. A la rencontre de l’arbre sauvage comme de l’arbre domestique et des émotions éprouvées par des individus qui, au fil des siècles, possédaient les mots pour le dire

Le monde botanique est un univers d’une prolixité comme infinie.
Le monde botanique est un univers d’une prolixité comme infinie. Crédits : DEA / V. GIANNELLA - Getty

Je me réjouis ce matin de voir Alain Corbin en face de moi, Alain Corbin qui est le maître reconnu de l’histoire des sensibilités et qui a ouvert à la curiosité bien des pistes nouvelles selon bon nombre d’intuitions fécondes. Voici à présent qu’il s’attache dans un livre tout neuf à l’imaginaire des arbres, dans la crainte que cet imaginaire se perde, et dans la conviction qu’il mérite en notre siècle de fer et d’industries brutales d’être restitué avec tendresse. 

Sur les souffrances des arbres bien des évènements récents ont attiré l’attention collective. Les évènements naturels comme l’effroyable tempête de 1999, qui en a jonché nos paysages, nos parcs et nos jardins, ou bien encore, plus récemment, le cyclone Dean de 2007, qui a martyrisé les forêts martiniquaises. Des ravages dus aux hommes, telle la déforestation à l’œuvre au Brésil ou en Indonésie, sous l’effet de la quête dévergondée de bois exotiques ou d’une extension irréfléchie des terres agricoles. Sans compter, ici ou là, des violences symboliques, telle la menace accablant le marronnier d’Anne Franck, que la municipalité d’Amsterdam projetait d’abattre en 2007, et que les riverains se sont acharnés à préserver pour sauvegarder la mémoire de la jeune fille assassinée. La sensibilité des humains devant les arbres, telle que l’ont exprimé les artistes, les peintres, les écrivains depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, méritait bien qu’Alain Corbin s’y attache, et que nos auditeurs y prêtent, une heure durant, attention. Jean-Noël Jeanneney

Programmation sonore : 

- Chanson « Les prénoms effacés » de Jean TRANCHANT , 1936.

- Interview de Youssouf CISSÉ, ethnologue et historien malien , dans le cadre de l’émission Nuits magnétiques  sur France culture, le 12 juillet 1989.

- Chanson « Au bois de Saint Amand » de BARBARA , 1964.

- Chanson « Le vieux Tilleul » de J. BOUILLON, R. BEAUX et P. BAYLE, interprétée par Georges GUÉTARY , 1936.

- Interview du photographe Jérôme HUTTIN à propos de la militante écologiste Julia BUTTERFLY , sur France Inter, le 14 janvier 1999.

- Chanson « La voix des chênes » de BOREL et GOUBIER (1888) , interprétée par Armand MESTRAL, 1957.

- Archive radio du 8 novembre 1940  : le ministre de l’Instruction publique, Jacques Chevalier, offre un chêne au Maréchal Pétain, puis la réaction du Maréchal.

Bibliographie :

- Alain CORBIN, La douceur de l’ombre. L’arbre, source d’émotions de l’Antiquité à nos jours  , Fayard, 2013.

- Alain CORBIN, Le monde retrouvé de Louis-François Pinagot, sur les traces d’un inconnu, 1798-1876  , Flammarion, 1998, rééd. en poche dans la collection Champs .

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