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La corrida : pour ou contre, passionnément

59 min
À retrouver dans l'émission

Corrida
Corrida

Du sang, de la volupté et de la mort , le titre du livre célèbre de Maurice Barrès paru au tournant du XIXe et du XXe siècle, ouvrage d’un voyageur fasciné en particulier par les rudes paysages espagnols, ce titre pourrait servir d’intitulé pour notre émission de ce matin. Nous allons en effet y parler de la tauromachie et il n’est guère de spectacle qui mêle de si près ces trois composantes propres à susciter toutes les passions. Et Dieu sait que les passions se bousculent autour de la corrida qui voit s’affronter sans répit, de très longue date, les aficionados qui y célèbrent, dans la continuité d’une longue tradition méridionale, une certaine beauté de la violence maîtrisée par des rituels lumineux et d’autre part celle des défenseurs des animaux qu’indignent les souffrances infligées aux taureaux au service de plaisirs dénoncés comme cruels et en somme barbares. Il n’est guère de saison qui ne voit ressurgir ce face à face, et celle que nous traversons ne fait pas exception. L’opération lancée le 11 juin dernier l’a bien montré, une opération dénommée « enveloppes rouges et blanches à l’Elysée » et consistant à exiger du nouveau président de la République la suppression de l’alinéa 7 de l’article 521-1 du code pénal, article autorisant les corridas dans certaines régions de France lorsque peut-être invoquée, je cite, une « tradition locale ininterrompue ». L’Histoire au service d’une spécificité régionale de cette dimension dans notre République jacobine, voilà bien qui est fait pour stimuler notre curiosité. Et afin de la satisfaire, du côté du sang, de la volupté et de la mort, rien de mieux que de faire fond sur la science d’Eric Baratay, professeur à l’Université de Lyon , spécialiste de l’histoire des relations qu’ont entretenues au long des âges les hommes et les animaux. Jean-Noël Jeanneney.

Programmation sonore :

- Dans notre générique de début, extrait d'un reportage à Vallauris lors d'une corrida oragnisée par Pablo PICASSO , en 1954.

- Chanson Manolete de Henri TACHAN , 1979.

- Lecture par Luc PONETTE de La Corrida du 1er mai de Jean COCTEAU (1957) , dans le cadre des Samedis de France Culture , le 6 mai 1972.

- Interview de Brigitte BARDOT , Inter-actualités , le 16 août 1990.

- Chanson La fête à Séville par Luis MARIANO , extrait de l’opérette Andalousie de Raymond VINCY, André WILLEMETZ et Francis LOPEZ, 1948.

- Lecture par Maria CASARÈS de La Mort du taureau de José Marcia de HEREDIA (publié en 1903), le 11 août 1961.

- Extrait de l’émission « Le monde comme il va » , du 14 octobre 1953.

- Interview du torero Manolo VASQUEZ , Les Matins de France Culture , le 24 janvier 1989.

- Dans notre générique de fin, « Le chant du Toréador », extrait de Carmen de Bizet (1875), arrangement Faulkner Brandon, source internet.

Bibliographie :

- Eric BARATAY, Le Point de vue animal, une autre version de l’histoire , Seuil, 2012.

- Eric BARATAY et Elisabeth HARDOUIN-FUGIER, La Corrida , PUF, 1995.

- Elisabeth HARDOUIN-FUGIER, Histoire de la corrida en Europe du XVIIIe au XXIe siècle , Éditions Connaissances et savoirs, 2005.

- Elisabeth HARDOUIN-FUGIER, La Corrida de A à Z , Alan Suttons eds, 2010.

- Bartolomé BENASSAR, « Pourquoi l’Espagne a inventé la corrida ? », L’Histoire , mars 1993.

Intervenants
  • professeur d’histoire contemporaine, université Lyon 3
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
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