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Congrès de Tours en 1920

Le socialisme au pouvoir : des "frondeurs" toujours

59 min
À retrouver dans l'émission

Le terme est tout neuf dans l’histoire du socialisme français, mais la chose est fort ancienne. Je parle des « frondeurs ». Une expression dont on peut dater l’enracinement en mars ou avril 2014, lorsque quelques dizaines de députés du PS refusèrent de voter la confiance au nouveau gouvernement...

Congrès de Tours en 1920
Congrès de Tours en 1920

Le terme est tout neuf dans l’histoire du socialisme français, mais la chose est fort ancienne. Je parle des « frondeurs ». Une expression dont on peut dater l’enracinement en mars ou avril 2014, lorsque quelques dizaines de députés du PS refusèrent de voter la confiance au nouveau gouvernement formé par Manuel Valls. Ils s’affirmaient sur sa gauche, réclamant un nouveau « contrat de majorité » qui donnerait plus de place au pouvoir d’achat et au soutien de la consommation au dépend de la réduction des déficits et des aides aux entreprises. Les frontières de ce groupe depuis deux ans ont été mouvantes au gré des péripéties à court terme de la vie publique, mais il n’a pas cessé d’être présent, actif, insistant et parfois tonitruant. Or il serait indu de croire qu’une telle contestation du socialisme quand il est au pouvoir, depuis l’intérieur même du parti, constitue un phénomène inédit. Tout au contraire, cette contestation a surgi chaque fois que les socialistes ont occupé le pouvoir, chaque fois qu’ils ont quitté le confort paradoxal de l’opposition. Et c’est de cette constante résurgence, depuis la fin du XIXe siècle, que nous allons nous préoccuper ce matin, avec Marc Lazar, professeur des universités à Sciences Po, où il dirige le Centre d’Histoire.

Il s’agira de discerner avec lui qui est familier de l’histoire politique de la France et de ce celle des gauches au premier chef, ce que furent les ressorts de ces affrontements, leurs rites, leurs portées et leurs conséquences, autant concrètes qu’affectives ou idéologiques. Jean-Noël Jeanneney

**Programmation sonore :***

Extrait du discours de Jean-Pierre Chevènement, prononcé au Congrès de Bourg-en-Bresse, diffusé sur Inter-Actualités, le 28 mai 1983.

  • Extrait d’un propos de Joseph Paul-Boncourt (sur l’année 1899), diffusé dans l’émission « Les voyageurs du demi-siècle » le 3 janvier 1950.

  • Chanson « Lettre d’un socialo » de Montéhus (1914), interprétée par Eric Adamo.

  • Extrait du discours de Léon Blum prononcé à Toulouse le 24 octobre 1936.

  • Extrait d’un débat avec André Carrel (journaliste à L’Humanité) et Henri Noguères, dans l’émission « La Tribune de Paris », le 14 juin 1947.

**Bibliographie :***

Alain Bergounioux et Gérard Grunberg, Les socialistes français et le pouvoir. L’ambition et le remords, Fayard, 2005.

  • Marc Lazar, Le communisme : une passion française, Tempus Perrin, 2005.

  • Marc Lazar, L’Italie contemporaine, Fayard, 2009.

  • Fabien Conord, Les Gauches européennes au XXe siècle, Armand Colin, 2012.

  • Jean-Jacques Becker et Gilles Candar, Histoire des gauches en France (2 volumes), La Découverte, 2004.

  • Jean Touchard, La gauche en France depuis 1900, Seuil, 1977.

  • Mathieu Fulla, Les socialistes français et l'économie (1944-1981). Une histoire économique du politique, Les presses de Sciences Po, 2016.

Intervenants
  • professeur d’histoire et de sociologie politique, directeur du Centre d’histoire de Sciences Po à Paris.
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