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Michael Jackson en avril 1970
Épisode 4 :

Michael Jackson, la première super-star planétaire noire

1h
À retrouver dans l'émission

"Je suis différent" dit Michael à sa petite amie juste avant de se transformer en loup-garou... Sa différence, il la cultive, elle rime avec l’excellence, Michael Jackson est définitivement à part. C'est l'histoire d'un enfant surdoué précipité très tôt dans le grand bain du showbiz.

Michael Jackson en avril 1970
Michael Jackson en avril 1970 Crédits : Michael Ochs Archives - Getty

A 6 ans, Michael, coupe afro, patte d’eph sixties et bouille d’ange chante d’une voix pure et cristalline et vous fait dresser les poils sur les bras. Il est au milieu de ses frères mais on ne voit que lui…

Outre sa voix, qui semble-t-il n’a jamais mué, Michael bouge comme un dieu. Doté d'un sens aigu de l'observation, il s'inspire tout autant du breakdance et des danses urbaines que d’artistes comme James Brown, Fred Astaire, Gene Kelly ou du mime Marceau... Influences qu’il mélange en inventant sa danse, reprise par la suite dans le monde entier.

Entêtantes, ses chansons libèrent les corps et les esprits, provoquent une transe collective. Mais la gloire a toujours un prix. Affectivement très seul, et mal dans sa peau, il se bâtit un monde à lui baptisé « Neverland », refuge à l’abri des regards inspiré du pays imaginaire de Peter Pan. Un mini-Disneyland peuplé de manèges, d’animaux exotiques et d’enfants, les seuls à même de le comprendre, disait-il...

*Michael Jackson, c'est aussi la première super-star planétaire noire, un comble me direz-vous pour un homme à la peau blanchie… *

*Peau noire, masque blanc, personnage pris entre sa souffrance et l'exaltation qu'il exprime à travers sa musique et la danse. Visage abimé par la chirurgie qui dit le malaise intérieur et vertige gracieux de ses performances. *

Au-delà du caractère sulfureux du personnage, adulé, détesté, imité, c'est à l'artiste incroyablement talentueux que nous consacrons ce numéro de "Back to black". En 1988, alors qu'il est au sommet de sa gloire, Michael, tout juste âgé de 29 ans, éprouve la nécessité de se raconter dans une autobiographie qu'il intitule "Moonwalk", ce sera la seule. Au fil des pages, il évoque avec candeur ou ferveur son histoire, ses aspirations et l'exigence qui marqua, toute sa vie, son rapport à la musique et à la scène. L'histoire qui va suivre débute à Gary, dans l’Indiana, le 29 août 1958 et s'achève avec "Thriller" et "Bad" au zénith de sa carrière ."

On raconte que je me suis fait élargir les yeux, que je veux avoir l’air plus blanc. Les journalistes inventent n’importe quoi pour vendre leurs journaux. *

"J’ai du mal à me défendre car je suis timide. Sur scène, en revanche, je suis à l’aise, je m'empare complètement de l’espace. Je ne pense plus à rien et savoure chaque minute qui passe. C’est la même chose en studio. Quand c’est bon je le sens et quand ça ne va pas, je sais trouver la solution. * *Au fond, la chose la plus importante pour moi, c’est de travailler comme s’il n’y avait pas de lendemain. Je suis un perfectionniste. Je peux en tomber raide mort de fatigue. * *En sortant de scène, je veux pouvoir me dire : c’était super, j’y retourne !" 

(Michael Jackson)

- Un samedi soir de 1984 -

J'ai 15 ans et comme la plupart des jeunes fans de pop culture, je m'apprête à regarder "Les Enfants du Rock" sur Antenne 2.

*Perfecto noir et lunettes de soleil, Philippe Manœuvre annonce avec sa gouaille habituelle une soirée spéciale consacrée à Michael Jackson avec en prime la diffusion dans son intégralité du clip de Thriller signé John Landis, le réalisateur des Blues Brothers ou du Loup-garou de Londres. Dès les premières secondes, le ton est donné. Plus qu'un clip, c'est un véritable court-métrage d'épouvante de près de 14 minutes qui défile sous nos yeux ébahis, 14 minutes de pur bonheur ! *

Blouson Teddy rouge et jaune siglé d'un grand M, façon « College Boy amércain », cheveux gominés, chaussettes blanches et mocassins noirs, Michael offre une bague de fiançaille à sa petite amie (interprétée par Ola Ray) avant d'ajouter :

Michael Jackson : "I have something I wanna tell you."

Ola Ray : "Yes Michael."

Michael : "I'm not like other guys."

Ola : "Of course not. That's why I love you."

Michael : "No, I mean I'm different... "

Ola : "What are you talking about ?"

"Je suis différent" dit Michael à sa petite amie juste avant de se transformer en loup-garou et de se jeter sur elle.

Sa différence, il la cultive, elle rime avec l’excellence, Michael est définitivement à part.

C'est l'histoire d'un enfant surdoué précipité très tôt (sans doute trop tôt) dans le grand bain du showbiz. A 6 ans, Michael, coupe afro, patte d’eph sixties et bouille d’ange chante d’une voix pure et cristalline et vous fait dresser les poils sur les bras. Il est au milieu de ses frères mais on ne voit que lui…

Outre sa voix, qui semble-t-il n’a jamais mué, Michael bouge comme un dieu. Doté d'un sens aigu de l'observation, il s'inspire tout autant du breakdance et des danses urbaines que d’artistes comme James Brown, Fred Astaire, Gene Kelly ou du mime Marceau... Influences qu’il mélange en inventant sa danse, reprise par la suite dans le monde entier.

Entêtantes, ses chansons libèrent les corps et les esprits, provoquent une transe collective. Mais la gloire a toujours un prix. Affectivement très seul, et mal dans sa peau, il se bâtit un monde à lui baptisé « Neverland », refuge à l’abri des regards inspiré du pays imaginaire de Peter Pan. Un mini-Disneyland peuplé de manèges, d’animaux exotiques et d’enfants, les seuls à même de le comprendre, disait-il...

*Michael Jackson, c'est aussi la première super-star planétaire noire, un comble me direz-vous pour un homme à la peau blanchie… *

*Peau noire, masque blanc, personnage pris entre sa souffrance et l'exaltation qu'il exprime à travers sa musique et la danse. Visage abimé par la chirurgie qui dit le malaise intérieur et vertige gracieux de ses performances. *

Au-delà du caractère sulfureux du personnage, adulé, détesté, imité, c'est à l'artiste incroyablement talentueux que nous consacrons ce numéro de "Back to black". En 1988, alors qu'il est au sommet de sa gloire, Michael, tout juste âgé de 29 ans, éprouve la nécessité de se raconter dans une autobiographie qu'il intitule "Moonwalk", ce sera la seule. Au fil des pages, il évoque avec candeur ou ferveur son histoire, ses aspirations et l'exigence qui marqua, toute sa vie, son rapport à la musique et à la scène. L'histoire qui va suivre débute à Gary, dans l’Indiana, le 29 août 1958 et s'achève avec "Thriller" et "Bad" au zénith de sa carrière ."

Discographie sélective * : *

  • Got to be there (Motown)
  • Off the Wall (Epic)
  • Thriller (Epic)

Great Black Music, l'exposition de toutes les musiques noires, jusqu'au 24 août à la Cité de la Musique à Paris.

Michael Jackson, Cesaria Evora, Marvin Gaye, Billie Holiday, Fela Anikulapo Kuti, Aretha Franklin, Bob Marley, Myriam Makeba, Salif Keïta… Ces artistes américains et africains ont marqué l'histoire des musiques populaires au XXème siècle. Du fleuve Congo à Congo Square, de la jungle de Harlem au bitume de Lagos, de l'île de Gorée aux rivages caraïbes en passant par certains quartiers de Londres et de Paris, une multitude de sons, de groove et de mélopées ont peu à peu pris corps et âmes pour donner un sens à l'expression de musique noire. Dans les années 1960, un groupe de musiciens, l'Art Ensemble de Chicago décide de nommer cette tradition retrouvée la "Great Black Music".

Ferment d'une identité commune, panafricaine, elle se déploie depuis deux siècles en de multiples allers et retours de part et d'autre de l'Océan Atlantique.

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