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Billie Holiday en décembre 1957 en studio.
Épisode 1 :

Billie Holiday : soumise et révoltée, puissante et déchirée

58 min
À retrouver dans l'émission

Née en 1915 dans une Amérique raciste où il ne fait pas bon être femme, noire et pauvre, Billie chante cette blessure, avec une sensibilité qui vous prend aux tripes. Misère, prostitution, prison, drogue... ont jalonné son existence, mais sa vie ne saurait se résumer à cette litanie de maux.

Billie Holiday en décembre 1957 en studio.
Billie Holiday en décembre 1957 en studio. Crédits : Michael Ochs Archives - Getty

"Il paraît que personne ne chante comme moi le mot «faim» ou le mot «amour». 

C’est sans doute parce je connais bien le sens de ces mots. Chanter "The Man I Love" *ou "Porgy"  n’est pas plus un travail pour moi que de m’asseoir et manger du canard laqué : ces chansons, c’est du vécu et je les aime !" 

(Billie Holiday)

Née en 1915 dans une Amérique raciste où il ne fait pas bon être femme, noire et pauvre, Billie chante cette blessure, avec une sensibilité qui vous prend aux tripes. Viol, misère, prostitution, prison, drogue et alcool... ont jalonné son existence, mais sa vie et son art ne sauraient se résumer à cette litanie de maux. 

Billie, c'est une voix où vibre l'émotion du blues, un chant qui lie avec grâce le puissant et le douloureux, le fragile et le voluptueux

Fière et combative, elle s'est frayée une place parmi les plus grands du jazz.  Billie l'instinctive, Billie l'inventive douée d'un sens de l'improvisation instantanée... Billie soumise et Billie révoltée, Billie puissante et Billie déchirée. 

Boris Vian la comparaît à une pieuvre : "Ça n'est pas toujours rassurant d'abord, mais quand ça vous accroche, ça vous accroche avec huit bras. Et ça ne vous lâche plus". 

Billie décède à l'âge de 44 ans suite à l'abus d'alcool et de stupéfiants, le 17 juillet 1959. Trois ans avant sa disparition et après une tournée triomphale en Europe, elle se raconte dans un livre qu'elle intitule "Lady sings the blues" (Ed. Parenthèses). Tous les extraits que vous allez entendre au cours de cette émission ont été adaptés de cet ouvrage. A travers ses mots rageurs, gouailleurs ou tendres, on la suit, chansons à l'appui, au fil de quelques moments-clés de son existence. 

Conçue comme une série d’instantanés, "Back to Black" retrace le destin exceptionnel de cinq légendes de la musique noire-américaine à travers leurs mots et leurs musiques. 

*Chaque jour, Jérôme Sandlarz se glisse "dans la peau" d'un artiste en s'appuyant sur son autobiographie. Du berceau à la scène, souvenirs et anecdotes se succèdent pour dresser un portrait sensible et intime. 

Ainsi, au fil de ces voyages intérieurs, nous partons sur les traces de Billie Holiday, James Brown, Jimi Hendrix, Michael Jackson et Gil Scott-Heron.

Jérôme Sandlarz  est producteur de reportages et de documentaires à Radio France depuis 1995 (notamment « Les Pieds sur terre » sur France Culture). Parallèlement, il a collaboré au site Mondomix et a réalisé de nombreux reportages pour Métropolis, le magazine culturel d’Arte.

Discographie : 

Lady Day : The Complete Billie Holiday on Columbia (1933-1944)

Billie Holiday - Lester Young : Lady Day & Pres 1937-1941 (Ed.Frémeaux)

Billie Holiday : Lady in Satin (Columbia)

Billie Holiday The Complete Decca Recordings

The Greatest Interpretations of Billie Holiday

(The Complete Commodore Recordings)

Billie Holiday The complete Billie Holiday on Verve 1945-1959

**> L'Exposition à ne pas rater ** : **
** Great Black Music, l'exposition de toutes les musiques noires, jusqu'au 24 août à la Cité de la Musique à Paris.

Michael Jackson, Cesaria Evora, Marvin Gaye, Billie Holiday, Fela Anikulapo Kuti, Aretha Franklin, Bob Marley, Myriam Makeba, Salif Keïta… Ces artistes américains et africains ont marqué l'histoire des musiques populaires au XXème siècle. Du fleuve Congo à Congo Square, de la jungle de Harlem au bitume de Lagos, de l'île de Gorée aux rivages caraïbes en passant par certains quartiers de Londres et de Paris, une multitude de sons, de groove et de mélopées ont peu à peu pris corps et âmes pour donner un sens à l'expression de musique noire. Dans les années 1960, un groupe de musiciens, l'Art Ensemble de Chicago décide de nommer cette tradition retrouvée la "Great Black Music".

Ferment d'une identité commune, panafricaine, elle se déploie depuis deux siècles en de multiples allers et retours de part et d'autre de l'Océan Atlantique.

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