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Louis Armstrong en 1954
Épisode 2 :

Armstrong, le roi se leurre

59 min
À retrouver dans l'émission

Né avec le XXe siècle à La Nouvelle-Orléans, Louis Armstrong est un pionnier du jazz. Grâce à lui, cette musique qui n'était qu'un folklore limité au sud des Etats-Unis est devenue un langage universel, une musique-monde.

Louis Armstrong en 1954
Louis Armstrong en 1954 Crédits : The LIFE Picture Collection - Getty

Dans le train qui le ramène vers sa ville natale, Louis Armstrong mesure le chemin parcouru. Il a trente ans. Déjà il a triomphé à New York et imposé à toute l’Amérique le style « New Orleans ». Rien n’était joué d’avance, pourtant, pour le petit Noir fasciné de bonne heure par la musique des bouges, dans le quartier des prostituées et des voyous. Il a connu la misère, le vagabondage, la discipline austère du foyer pour enfants abandonnés, les petits métiers pour ne pas mourir de faim. Jusqu’au moment où le cornettiste King Oliver l’a pris sous son aile et lui a transmis ses secrets…

Quand même, j'aimerais bien savoir d'où je tiens cette attirance pour les pistons. Peut-être ce blues à casser les carreaux que Buddy Bolden avait jadis joué devant moi, accompagné par Jelly Roll Morton, dans la maison de Lulu White. D'un seul coup, j'avais eu, sans bien comprendre ce qui m'arrivait, la révélation que la musique n'est pas simplement des cortèges, des Zoulous, des rires, des caresses dans les coins et des noubas chez le coiffeur, mais aussi une solitude et une sorte d'attentat. Du pavillon de Bolden avait jailli une vérité qui faisait peur à voir, mais c'était quand même la vérité toute nue. Louis Armstrong

Géniaux marginaux, inspirations divines, jupes retroussées backstage , élégances cravatées ou déchéances le garrot autour du bras, mécènes fantasques, sessions mythiques, démences, volutes et fulgurances : le jazz contient dans l’odyssée qui l’a vu naître tous les ingrédients qui font les dramaturgies bien balancées. Ici, on explorera donc ce que le jazz américain a, depuis ses origines, à nous raconter au creux de l’oreille, sous formes de mini fictions inspirées d’histoires absolument authentiques.

  • Armstrong : Cornet Shop Suey (3’06)
  • Armstrong : Tight like this (3’21)
  • Armstrong : West end blues (Album : Satchmo ambassador , 4’17)
  • Armstrong & Bessie Smith : St Louis Blues (3’14)
  • Armstrong: New Orleans function (Album Funeral Song. Dead Man Blues , 6’45)
  • Armstrong: Ory’s creole band (3’15)
  • Armstrong : That old feeling (Album Louis Armstrong meets Oscar Peterso n, 2’45)
  • Armstrong / Ella Fitzgerald : Stompin’ at the Savoy (Album Ella and Louis again , 5’15)
  • Armstrong : When it is sleepy time down south (3’13)
  • Bessie Smith : Nobody knows you when you down and out (3’15)
  • Ella Fitzgerald : Mack the knife (Live in Berlin, 5’01)
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