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Auto-Radio-Portrait

59 min
À retrouver dans l'émission

On me dit que ce serait bien pour le lecteur, le spectateur, qu’il comprenne à demi-mot, et à mi-voix pourquoi tu commences par une tragi-comédie où tu joues toi-même. Chantal Akerman ouvre ainsi son ‘'autoportrait en cinéaste’’ où elle dévide le fil conducteur de son œuvre, de sa vie... Journal intime, journal de bord, elle écrit et raconte : son œuvre est un récit, ses films ont d’abord été des textes...

Chantal Akerman
Chantal Akerman Crédits : Lifetime

de Chant al Akerman, réalisation Lionel Quantin

(Rediffusion de l’ACR du 25/03/2007, mise au format Olivier Guérin)

Technique : Véronique Amiot et Pierre Minne

"On me dit que ce serait bien pour le lecteur, le spectateur, qu’il comprenne à demi-mot, et à mi-voix pourquoi tu commences par une tragi-comédie où tu joues toi-même. Puis tu t’en détournes apparemment pour aller vers des films expérimentaux et muets. Pourquoi ceux là à peine achevés de l’autre côté de l’océan, tu reviens par ici et à la narration. Pourquoi tu ne joues plus et que tu fais une comédie musicale. Pourquoi tu fais des documentaires et puis que tu adaptes Proust. Pourquoi tu écris aussi une pièce, un récit. Pourquoi tu fais des films sur la musique. Et enfin, à nouveau, une comédie. Puis aussi, depuis quelques temps, tu fais des installations. Sans vraiment te prendre pour une artiste. A cause du mot artiste..."

C’est par ces mots que Chantal Akerman ouvre son ‘'autoportrait en cinéaste’’ où elle dévide le fil conducteur de son œuvre, de sa vie, comme elle monterait un film, avec des extraits de scénarios, photos de plateau et textes de travail pour films en devenir, souvenir de famille, de repérage. Elle écrit et raconte : son œuvre est un récit, ses films ont d’abord été des textes. Journal intime, journal de bord, introspection sans complaisance d’une cinéaste au travail, dans l’angoisse immédiate de la sortie de son avant-dernier film Demain on déménage , dans l’inquiétude permanente de la sincérité de son rapport au cinéma. C’est cette matière que déplie Chantal Akerman pour constituer ici un autoportrait radiophonique.

Cinéaste et artiste belge, Chantal Akerman s'est affirmée très tôt comme une personnalité forte et indépendante dans le cinéma européen. Dans la lignée de l'avant-garde new-yorkaise, elle fait dès ses premiers courts et longs métrages, l'expérience d'un cinéma à l'affût de la vérité que seule une caméra explorant l'espace et enregistrant des durées réelles peut révéler. Tenant à la fois de la fiction, du documentaire, de l'essai et de l'installation vidéo, son œuvre est également travaillée par un burlesque volontiers autobiographique et compte plusieurs comédies. S'y exprime toujours un rapport complexe aux lieux, aux objets, aux autres, et finalement à elle-même, à son histoire personnelle et à ses origines (sa famille juive polonaise a connu la déportation et l'exil). Présentant une communauté d'esprit avec la génération de L'après nouvelle vague, ses films témoignent d'une inventivité plastique, d'un goût pour l'expérimentation narrative et d'une rigueur de l'observation documentaire qui la poussent vers une analyse des comportements humains d'une rare acuité.

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La réalisatrice Chantal Akerman est morte


06.10.2015

La réalisatrice belge, mais également écrivain, plasticienne, Chantal Akerman est morte ce 5 octobre à Paris à l'âge de 65 ans.

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