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Épisode 5 :

Kill the DJ : fêter l’humain, défaire le genre

58 min
À retrouver dans l'émission

Les productions Kill the DJ consacrent Chloé et Jennifer Cardini parmi les premières femmes Dj's mondialement reconnues, entrouvrant la porte d’une scène quasi exclusivement masculine et machiste (quand elle n’est pas homophobe) aux autres femmes.

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2001, la nouvelle (pop) star, c’est le DJ.

C’est alors qu’au fin fond d’un vieux dancing parisien des grands boulevards, une bande de filles énervées décide de sonner le glas de cette reconnaissance populaire pour en revenir à l’anonymat originel - celui des musiques électroniques de Détroit et Chicago dans les années 90.

Au Pulp, Fany Corral, Chloé Thévenin, Stéphanie Fichard et Ivan Smagghe se révèlent activistes d’une culture érudite et transversale, tant dans le domaine musical que pour la reconnaissance des droits LGBT. Ensemble, ils inventent la famille dysfonctionnelle, explosant les barrières des genres sexuels et du communautarisme nocturne, faisant de ce petit club de 300 places une expérience inédite. Kill the DJ va naître comme un prolongement de la philosophie de ces soirées du jeudi. Très vite, les productions consacrent Chloé et Jennifer Cardini comme les premières femmes Dj's mondialement reconnues, entrouvrant la porte d’une scène quasi exclusivement masculine et machiste (quand elle n’est pas homophobe) aux autres femmes.

Images : Kill the DJ

Les connexions s’établissent aussi avec Londres où le label assoit sa légitimité artistique en signant la folk infectieuse et dérangeante de Jason Edwards et le rock garage-électro de Battant, décloisonnant toujours plus l’idée de club culture. Économiquement, les productions sortent majoritairement en vinyles, pendant que Fany Corral se fait bookeuse des DJs-producteurs maison pour équilibrer les comptes. KTDJ finit par s’émanciper du Pulp qui ferme ses portes en 2007 alors que Smagghe quitte Paris pour Londres.

Quant à la pensée contemporaine sur le genre de Judith Butler (et les travaux de Derrida, Deleuze ou Foucault qui l’ont précédé), elle trouve aujourd’hui une diffusion et une reconnaissance qui dépasse de loin le cadre du militantisme homosexuel ; la musique proposée par Kill the DJ, l’esprit de ses fêtes et l’engagement de ses créateurs sont loin d’y être étrangers.

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