LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

Masculinité: la virilité exacerbée (1/4)

54 min
À retrouver dans l'émission

Premier épisode: La virilité exacerbée, d'Elvis au gangsta rap via la disco gay: histoire d'un malentendu.

Elvis Presley en promotion pour Jailhouse Rock en 1957
Elvis Presley en promotion pour Jailhouse Rock en 1957

Dans l’imaginaire collectif, la pop music au sens large relève d’une culture très masculine voire carrément viriliste et hétérocentrée. Les rockeurs, les rappeurs ou les DJ sont mâles dans leur grande majorité, tout comme leurs fans, leurs collaborateurs ou les gens qui parlent d’eux dans les médias. Et, c’est certain, l’histoire officielle de la pop est celle d’un homme occidental individualiste, en quête de liberté et d’affirmation de lui-même. On se le représente comme un être qui cultive une certaine puissance physique, sexuelle, psychologique, même s’il peut être rongé par des conflits extérieurs ou intérieurs.

Mais n’importe quel auditeur un peu attentif se rendra vite compte que les six décennies écoulées depuis l’invention du rock’n’roll se sont essentiellement construites en réaction autour de cet espèce de cliché de la figure masculine rock. Et que l’immense diversité esthétique des musiques qu’elles ont vu naître s’est elle-même mise en place dialectiquement vis-à-vis d’un certain nombre de poncifs virils, vite devenus inopérants. L’identité de l’homme de la pop music ressemble donc à un mille-feuilles d’expériences, dont les couches empruntent à la mode, au cinéma, au théâtre. Et surtout, c’est sur le plan de l’esthétique sonore que va se jouer ce combat de la différence.Alors comment s’élabore l’identité de genre à travers le son d’une guitare, la texture d’une voix, l’attaque d’une batterie ? C’est ce que nous verrons jusqu’à jeudi dans Culture Musique. Par Etienne Menu 

Playlist du jour: 

  1. Muddy Waters , Mannish Boy , Chanson de 1955 (Chess)
  2. Elvis Presley: Money Honey , 1956 (RCA Victor)
  3. The Who : Out in the street , My Generation, 1965 (Decca Records)
  4. Larry Williams et Johnny Watson : Too Late , 1968 (EPIC)
  5. Honey Boy Martin & The Voices : Dreader Than Dread  (Trojan Records)
  6. The Remains : Don’t Look Back , compilation Nuggets , 1972 (Elektra)
  7. Walker Brothers : My Ship is Coming in , Take It easy with the Walker Brothers, 1965 (Universal Japan)
  8. New-York Dolls : Bad Girl , New-York Dolls, 1973 (Mercury)
  9. James Brown : Give Me Some Skin , Mutha’s Nature, 1977 (Universal)
  10. Tavares , It Only Take a Minute , In The City, 1975 (Capitol)
  11. Patrick Cowley & Sylvester , Menergy , 1981 (Fusion Records)
  12. Bam Bam , Give It To Me (I’m A Man) , (Serious Record)
  13. DJ Assault , Ass Titties , Booty Breaks (Moist Music)
  14. Jay-Z: Do It Again , Vol.3… Life and Times of S. Carter (Def Jam)
  15. M.O.P. : Stick To Ya Gunz , (Relativity Record)
  16. Booba : Wesh Morray , Futur, 2012 (Republic Record)
  17. Lil Wayne: I’m Single , I’m not a Human Being (Cash Money Records)
L'équipe
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......