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Entre Massignon et Claudel

59 min
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Etonnante correspondance entre l’orientaliste et le poète. Elle a été initiée par Louis Massignon qui s’adresse en 1908 à son aîné de quinze ans après avoir connu sa conversion au catholicisme en Mésopotamie dans un contexte tragique où il succombe à la tentation de la chair.

Ces lettres sont portées, de part et d’autre, par une écriture intense qui interroge le monde et l’homme avec intelligence et dans la certitude de la croyance. Bien des questions sont affinées par cet échange entre deux personnalités affirmatives jusque dans leur interrogation. L’un et l’autre s’encouragent pour perdurer dans les tâches qu’ils se sont assignées.

« Non, la poésie n’est pas vaine, en elle l’Esprit souffle : c’est un acte pieux », répond Massignon à un Claudel regrettant de n’avoir pu se vouer intégralement à la religion. « Mais n’assimilez pas votre érudition à de la bouffonnerie nous avons besoin de vous pour nous informer sur l’islam et peut-être même pour être l’instrument qui éclaire par notre vérité ce monde enténébré », dit Claudel à un Massignon croyant dilapider son énergie spirituelle dans l’intensive fréquentation des livres et des manuscrits.

Une intelligence souveraine se déploie dans cet échange marqué aussi par le dogme et la certitude d’être immergé dans la lumière de la vérité, qui ne peut luire au sein des demeures construites par d’autres croyances.

Bibliographie :

Paul Claudel Louis Massignon, Correspondance 1908-1953 , « Braises ardentes, semences de feu », nouvelle édition renouvelée (1908-1914) et augmentée 51915-1953 ), établie, présentée et annotée par Dominique Millet, Gallimard, 2012

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