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Le séminaire coranique - 2

59 min
À retrouver dans l'émission

Nous continuons notre cycle sur le chantier coranique tel qu’il progresse dans l’espace universitaire.

Nous recevons de nouveaux venus dans la recherche académique à l’instar de notre invitée qui a été formée à l’université d’Aix-en-Provence (où officient des maîtres en ce domaine tels les professeurs Claude Gilliot ou Pierre Larcher).

Notre invitée propose une analyse fournie concernant l’image que le Coran projette de lui-même. Elle scrute d’abord les noms que le Coran se donne (Qur’ân, dhikr, âyât, sûra, mathânî, furqân) ; elle en expose le sens à partir de la lexicographie classique et de l’exégèse traditionnelle (le Tafsîr) tout en sondant les langues étrangères.

Par cet aspect, le Coran se révèle œuvre née dans un contexte culturel où agissent notamment les mémoires déposées dans les langues syriaque et hébraïque. Le Coran utilise un lexique, des procédés rhétoriques et une argumentation soigneusement choisis pour dessiner l’image qu’auditeurs ou lecteurs se font de lui. Une approche rigoureuse du vocabulaire autoréférentiel montre que le Coran se décrit lui-même comme Ecriture de type judéo-chrétien engageant un enjeu de communication.

Et, par un triple discours (sur les actions de Dieu, sur les Ecritures antérieures, sur la fonction prophétique), le Coran s’approprie le monopole de l’autorité issue de la révélation divine pour convaincre qui l’écoute ou le lit.

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