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Le président du Rwanda, Paule Kagame, le président du Togo, Faure Gnassingbe, et le président de la commission de l'Union africiane, Moussa Faki Mahamat, à Addis Abeba, le 29 janvier 2018.
Épisode 1 :

L'Etat, c'est à moi !

58 min
À retrouver dans l'émission

En janvier 2018, à Addis Abeba, lors du 30ème sommet de l’Union Africaine, les dirigeants se sont fixés la lutte contre la corruption comme principal défi à relever. Mais, dans certains pays, la corruption est à l'intérieur de l'Etat. Comment fonctionnent donc ces Etats prédateurs ?

Le président du Rwanda, Paule Kagame, le président du Togo, Faure Gnassingbe, et le président de la commission de l'Union africiane, Moussa Faki Mahamat, à Addis Abeba, le 29 janvier 2018.
Le président du Rwanda, Paule Kagame, le président du Togo, Faure Gnassingbe, et le président de la commission de l'Union africiane, Moussa Faki Mahamat, à Addis Abeba, le 29 janvier 2018. Crédits : AFP

En janvier 2018, à Addis Abeba, lors du trentième sommet de l’Union Africaine, les dirigeants d’Etat avaient décidé de faire de l’année 2018 l’année de la lutte contre la corruption. Le président nigérian Muhammadu Buhari, arrivé au pouvoir en 2015 sur la promesse de s’attaquer à la corruption, l’avait qualifiée de « l’un des pires démons de notre temps ».

Un continent miné par la corruption

L’Afrique souffre largement de ce fléau comme l’a notamment indiqué un rapport des Nations unies de 2016 qui en faisait l’un des obstacles majeurs à la transformation structurelle de l’Afrique. Le dernier rapport de l’organisation Transparency International a également fait du continent la région la plus corrompue au monde. En 2018, Transparency International a ainsi classé chaque pays selon une note allant de zéro (fortement corrompu) à cent (sans corruption), et la moyenne africaine se situe à 32, contre 43 au niveau mondial.

L’aide au développement fonctionne comme une rente extérieure. Ces fonds massifs déversés sans cesse vers les pays africains sont une source de corruption. Jean-Pierre Olivier de Sardan

Alors quel est le coût, pour l’Afrique, de la corruption – en terme économique, social, politique ? Comment émerge un Etat « prédateur » ? Vient-il combler les défaillances de structures étatiques faibles ? Comment se libérer de cette prédation ?

Une émission préparée par Maïder Gérard. 

Extraits sonores :

- Un citoyen burkinabais se plaint de la corruption dans le secteur de la santé (VOA, 15 décembre 2018)

- Extrait de l’épisode 14 de la série Patates amères : La corruption (4/5) dans lequel Fatimé tend un piège au commissaire qui lui réclame un pot-de-vin pour obtenir son passeport (diffusé par TV5 Monde, 11 mai 2019)

- Un Sénégalais se plaint de la corruption endémique dans son pays, notamment au niveau de la police (Azactu, 27 juillet 2016)

- Campagne publicitaire destiné à promouvoir la lutte contre la corruption au Burkina Faso (9 décembre 2014)

Extraits musicaux :

- Fall Out de Mount Kimbie (label : Hot Flush)

- Corruption Na Stealing de Fémi Kuti (label : Knitting Factory)

Chroniques

11H53
5 min

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Intervenants
  • anthropologue, directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur au LASDEL à Niamey.
  • politiste, chargé de recherche à l’IRD, associé au laboratoire CESSMA de l’Université Paris Diderot.
L'équipe
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