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Silhouette of soldiers near helicopter in desert landscape
Épisode 4 :

Libye

58 min
À retrouver dans l'émission

L'énième bataille libyenne, où les vieux missiles datant du régime de Kadhafi côtoient les drones émiratis et turcs, illustre une nouvelle fois le non-respect par un grand nombre d’Etats de l’embargo sur les armes imposé au pays.Dans quelle mesure la situation actuelle découle-t-elle de 2011 ?

Benghazi, le 17 juillet 2017.
Benghazi, le 17 juillet 2017. Crédits : Esam Omran Al-Fetori - Reuters

Huit ans après l’intervention internationale menée par la France et le Royaume-Uni (sous l’égide de l’ONU et avec le concours des forces de l’OTAN) contre le régime de Kadhafi, la guerre fait toujours rage en Libye. 

Le 4 avril dernier, le Maréchal Khalifa Haftar, qui contrôlait jusqu’alors l’Est du pays où il avait œuvré à chasser Daesh, a lancé une offensive contre Tripoli, siège du Gouvernement d’accord national de Fayez El-Sarraj reconnu par l’ONU.

Les troupes loyales à ce denier lui opposent depuis sept mois une résistance farouche, et la capitale libyenne s’enlise dans l’état de siège. 

Plus d’un millier de personnes ont été tuées au cours de ces affrontements, près de 6 000 autres ont été blessées, et 128 000 ont dû quitter leurs foyers (selon un bilan de l’ONU remontant à juillet dernier). 

Cette énième bataille dans laquelle les anciens missiles côtoient les drones ultra-modernes, illustre une nouvelle fois le non-respect par un très grand nombre d’Etats de l’embargo sur les armes imposé par l’ONU en 2011.Elle révèle aussi combien chancelleries ont échoué à rassembler les conditions d’un retour à la paix.

Comment le comprendre ? Dans quelle mesure la situation actuelle découle-t-elle de l’intervention de 2011 ?

Comment le jeu des puissances régionales et internationales a fini par y imposer le statut quo, enterrant ainsi tout espoir de résolution ? Qui sont les parrains respectifs des différents camps ? 

Faute d’initiative diplomatiques efficaces, le salut viendra-t-il des libyens eux-mêmes ? 

Nicolas Sarkozy avait besoin d’une caution arabe pour intervenir en Libye en 2011, c’était une condition nécessaire et suffisante à cette intervention. Patrick Haimzadeh

Les français, les britanniques et les autres ne se sont pas engagés sur les mêmes buts de guerres en Libye en 2011. Patrick Haimzadeh

Dans le cas de la Libye, ils s’agit d’un grand pays avec une grande richesse en hydrocarbures, et avec une toute population ,ce qui signifie pour les monarchies du Golfe que n’importe quelle idéologie avait des chances de réussir. Jalel Harchaoui 

Donald Trump continue un processus de retrait, très lent, très variable en Libye. Le désengagement des Etats-Unis par rapport au grand Moyen-Orient est très mauvais pour la Libye car ça veut dire que les alliés de Washington vont pouvoir se battre sans être embêtés.  Jalel Harchaoui 

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Il y a une absence de compréhension de la France de la part de l’Italie sur deux axes. Tout d’abord, les italiens sont persuadés que l’intervention de 2011 ne servait que des intérêts pétroliers français, et ensuite sur la question migratoire.  Jean-Pierre Darnis

Il y a une volonté historique et néocolonialiste des Italiens de gérer le dossier libyen. Jean-Pierre Darnis

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Extraits sonores : 

- Le 05 avril dernier, le maréchal Haftar à l’offensive sur Tripoli (TV5 Monde, 05 avril 2019)

- Des soldats des troupes loyalistes contre les troupes d’Haftar (France 24, 20 avril 2019)

- Selon Ghassan Salamé, l’émissaire de l’ONU pour la Libye, ce pays peut s’enfoncer irrémédiablement dans une guerre civile qui peut durer des années (TV5 Monde, 22 mai 2019) 

- Khaled, combattant fidèle au Gouvernement d'union nationale (GNA) considère que les troupes d’Haftar sont aidées par des moyens étrangers (France Info, 30 avril 2019) 

- Ghassan Salamé critiquait en mai dernier l’ingérence de puissances étrangères en matière de livraison d’armes (TV5 Monde, 22 mai 2019)

- Il y a un an, Matteo Salvini se présentait comme le garant de la stabilité en Méditerranée et particulièrement en Libye tout en renouvelant ses critiques envers une France « égoïste » (Le Figaro, 04 septembre 2018)

Extraits musicaux 

Musique de fin : « Akther min alf oua mitin chahid » du chanteur libyen Shaker Al Aroussi, chanson composée pendant la révolution de 2011 (label : autoproduit)-

-Musique en tapis : “The Wizzard” de Pilooski (label : Versatile records)

Une émission préparée par Margaux Leridon. 

Chroniques
11H53
5 min
Le Tour du monde des idées
Emeutes urbaines : des dénominateurs communs ?
Intervenants
  • Ancien diplomate français à Tripoli , auteur de "Au coeur de la Libye de Kadhafi ", contributeur régulier du Monde diplomatique et du site Orient XXI
  • Spécialiste de la Libye, attaché supérieur de recherches à Global Initiative against Transnational Organized Crime à Genève, ancien chercheur à l'Institut des relations internationales de Clingendael, aux Pays-Bas
  • Maitre de conférences à l'université Côte d'Azur (Nice), conseiller scientifique à l'Istituto Affari Internazionali de Rome
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